Les élections de mi-mandat auront lieu dans moins de six mois aux États-Unis, et Donald Trump semble faire exactement l'inverse de ce qu'il faudrait pour remporter un maximum de sièges. Lundi, il a publié une image générée par IA le représentant en Jésus-Christ, après avoir qualifié le pape Léon XIV de « faible » et déclenché une guerre largement contestée par son propre peuple contre l’Iran.
Chronique d'une défaite annoncée
Pour bon nombre d'analystes, les comportements et provocations à répétition de Donald Trump devraient le conduire dans le mur et vers une défaite quasi assurée d'autant que depuis 1860, le parti présidentiel a gagné - ou résisté sans perdre de sièges - à seulement 4 reprises. Autrement dit, il a perdu 37 fois sur 41. Donald Trump sait donc à quoi s'en tenir.
« C'est plus qu'un blasphème. C'est un esprit antéchrist »
Ses comportements interrogent, surtout sur sa chute de popularité auprès du public qui le soutenait. Réputée conservatrice jusqu'à catholique intrégriste, la communauté MAGA (Make America Great Again) n'a pas du tout apprécié ses dernières frasques. « C'est censé être moi en tant que médecin, soignant les gens. Et je soigne les gens. Je les soigne beaucoup », s'est-il justifié sur son réseau social Truth Social. Mais pour l'ex-élue trumpiste Marjorie Taylor Greene, pour ne citer qu'elle : « c'est plus qu'un blasphème. C'est un esprit antéchrist. »
Malgré la suppression du post, toucher à Dieu semble être la goutte de trop pour ceux qui lui étaient fidèles. Car à ce « blasphème » s'ajoutent ses injures envers le pape Léon XIV, qualifié de « nul en politique étrangère ».
Un président sans pouvoir
Lors de sa réélection, une des mesures phares de Trump était de ne pas faire le « gendarme du monde » et de ne pas entrer en guerre. Or, les faits ne cessent de l'accabler, c'est tout le contraire qu'il réalise au quotidien. Et depuis le 28 février et la déclaration de guerre conjointe avec Israël contre l'Iran qui a fini par embraser tout le Moyen-Orient, le président américain fait payer la note à ses concitoyens et les condamne à payer chaque jour qui passe un peu plus cher le litre d’essence.
Le quotidien USA Today vient de publier un sondage indiquant que sa cote de popularité était tombée à 36 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Au-delà des élections à venir, Trump est donc en train de tout perdre, les élections ainsi que la grande majorité de ses soutiens indéfectibles jusque-là. Quitte à devenir un ''lame duck''(président sans pouvoir).