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Pourquoi les vendredis 13 portent malheur (surtout quand on y croit)

Chaque année, ils surgissent comme un chat noir sur un passage piéton : les vendredis 13. À peine annoncés, ils provoquent une flambée de superstitions, une ruée vers les tickets de loto et une chute brutale de la confiance en soi collective. L’ascenseur tombe en panne ? Normal. Le café déborde ? Classique. Le mail envoyé sans pièce jointe ? Vendredi 13, voyons.

Gerard Grenet
Gerard Grenet, invité de Félix Mathieu, Gilles Ganzmann et Christine Bouillot sur Sud Radio

Pourtant, à y regarder de plus près, le vendredi 13 n’a rien demandé à personne. Le chiffre 13 traîne une réputation douteuse depuis l’Antiquité : dernier arrivé à table, il casse l’harmonie du 12, chiffre parfait (12 mois, 12 apôtres, 12 coups de minuit). Quant au vendredi, il porte le poids symbolique de la crucifixion dans la tradition chrétienne. Additionnez les deux, et vous obtenez un cocktail de malchance prêt à être servi… surtout à ceux qui y croient dur comme fer.

Le vendredi 13, révélateur de nos petites angoisses quotidiennes

Car le vrai pouvoir du vendredi 13 n’est pas mystique, il est psychologique. Convaincus que tout va mal tourner, nous devenons champions de l’auto-sabotage : maladroits, distraits, prompts à interpréter le moindre contretemps comme une preuve cosmique. Le vendredi 13 agit comme un révélateur de nos petites angoisses quotidiennes, une loupe posée sur l’ordinaire.

Paradoxalement, cette date fait aussi des heureux. Les casinos enregistrent souvent des pics de fréquentation, les films d’horreur cartonnent, et certains voient dans le 13 un chiffre de chance, voire de renaissance. Comme quoi, le malheur, c’est parfois une question de point de vue — ou de calendrier.
Alors, faut-il se barricader chez soi ou défier le sort en passant sous une échelle ? Peut-être simplement sourire, relativiser, et se rappeler que le seul vrai danger du vendredi 13, c’est de lui donner trop d’importance.

À l’occasion du salon "Au cœur de l’Invisible", le chamane Gérard Grenet propose une autre lecture de nos peurs et de nos croyances. Loin des clichés de la boule de cristal, il revendique une approche fondée sur les états de conscience, l’intention et le retour au calme. Une manière, selon lui, de mieux se comprendre — et peut-être de moins redouter les vendredis 13.

États de conscience, GPS intérieur et réalités multiples

Christine Bouillot : Le chamanisme n'a rien à voir avec la voyance ?

Gérard Grenet : Non, la voyance est une déclinaison. Le chamanisme nous fait activer, utiliser nos différents états de conscience pour obtenir différents réseaux d'information. Il y a des choses qu'on va obtenir dans la transe, dans l'alpha du chamanisme.

Christine Bouillot : On obtient quoi ?

Gérard Grenet : Des vues sur soi-même, des orientations, une autre forme de réalité. On va avoir accès à des potentialités. Un potentiel n'existe pas, mais il est présent en tant que potentialité. Et si on se connecte à ce potentiel par l'intention de dire "moi je voudrais accéder à ça", on rentre ça dans son GPS, on va rentrer ! L'être humain est un émetteur-récepteur.

Gilles Ganzmann : Vous recevez des gens qui ne sont pas bien, c'est ça ?

Gérard Grenet : Je reçois tous les milieux sociaux, tous les âges. Je reçois des gens qui ont des bobos, le zona traditionnel, le torticolis, l'anxiété, le manque de sommeil, la digestion, les andropauses, les ménopauses… Dans ces états où on n'est pas en forme, on n'est pas très bien. Mais j'ai beaucoup de gens qui viennent me voir absolument pas désespérés. Ils veulent simplement voir clair, mieux comprendre leur vie, clarifier leur décision. J'ai beaucoup de gens qui sont des décideurs. C'est important de se rassurer, ça nous permet de nous recentrer. Quand on n'est pas rassuré, quand on est dans la peur, on est décentré, et en général, on va faire des bêtises, on va faire des erreurs, on ne va pas prendre la bonne décision. Donc, le retour au calme est vraiment quelque chose de très salvateur.

Pouvoir, burn-out et intention collective : se recentrer pour mieux décider

Gilles Ganzmann : Vous pouvez avoir une influence sur des hommes de pouvoir ?

Gérard Grenet : Non, pas une influence. Les hommes de pouvoir, ils sont suffisamment cultivés, intelligents et dans leur force de décision. Mais on peut les assister au retour au calme. Ce sont souvent des gens proches du burn-out, ils travaillent tout le temps, ils courent dans tous les sens, et parfois ils ont besoin de faire une pause pour se restructurer, se recentrer.

Gilles Ganzmann : Notre monde sera-t-il meilleur ?

Gérard Grenet : Il y a une grande chance qu'il soit meilleur si tous, on relève nos manches pour qu'ils soit meilleur. C'est une question d'intention collective. L'intention, c'est une fréquence, c'est une vibration. Plus on se regroupe, on va installer des "centrales" de pensée. Les gens qui pensent la même chose se re groupent en forme de "centrale" de pensée et vont constituer des égrégores. Un égrégore, c'est très puissant. Si on est des millions à penser que oui, effectivement, ça peut aller mieux, ça va être moins corrosif, ça peut effectivement fonctionner.

Retrouvez "C'est quoi le problème ?" avec Félix Mathieu, Gilles Ganzmann et Christine Bouillot.

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