Bruno Solo : "on peut encore dans ce pays à travers l'humour s'exprimer de manière très forte"

Bruno Solo était l’invité de Valérie Expert, Rémy Pernelet et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 26 mars dans "Le 10h - midi". Il vient présenter "Un avion sans elle", mini-série de quatre fois 52 minutes, adaptation du roman de Michel Bussi. Les deux premiers épisodes sont diffusés mardi 25 mars à 21 heures sur M6.

 

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"Les amoureux de ce roman seront peut-être un peu surpris, car il y a eu un travail formidable d'adaptation"

La mini-série "Un avion sans elle" est une adaptation du roman de Michel Bussi, vendu à un million d'exemplaires en France. Pour Bruno Solo, qui joue le rôle d'un détective qui mène une enquête sur l’identité d’un bébé de trois mois rescapé d’un crash d’avion, "les amoureux de ce roman seront peut-être un peu surpris, car il y a eu un travail formidable d'adaptation. Avec l'accord de Michel Bussi, le personnage de Lyse-Rose est au centre de l'histoire, joué par la merveilleuse Pénélope-Rose Lévèque".

"Le coup de génie de Michel Bussi est d'avoir placé son intrigue dans les années 70, à l'époque où les tests ADN n'existaient pas. C'est la justice qui décide et qui a, dans sa grande fragilité, l'opportunité de se tromper ou de taper juste. 20 ans plus tard, nous trouvons tous ces protagonistes dans le doute. C'est une recherche d'identité qui va devenir le nerf de l'histoire".

Dans la série, le détective s'appelle Jacques Mono et non Crédule Grand-Duc. "Par rapport à beaucoup d'écrivains de page-turner, il y a beaucoup de littérature chez Michel Bussi, qui va creuser chez les personnages. Le nom de Crédule Grand-Duc en dit long sur l'esprit de Bussi".

Bruno Solo : "J'ai rendu hommage à mon papa au niveau du look"

Pourquoi avoir accepté ce rôle ? "La condition sine qua non est d'accrocher à l'histoire et palpiter pour le personnage dans l'histoire, et la rencontre avec le réalisateur. Quand j'ai signé pour ce film, j'étais au théâtre. Et puis, il y a eu le drame de la disparition de mes parents. Si j'en parle, c'est parce que ça me fait du bien. Ça me permet de mieux pragmatismer l'idée que mes parents sont partis, je les croyais invincibles. J'ai cette chance, car beaucoup de gens dans ma situation, qui perdent leurs parents, n'ont pas l'occasion de pouvoir en parler. Je dois beaucoup de ce que je suis à mon papa. Dans la série, j'ai rendu hommage à mon papa au niveau du look : je me suis fait un look comme il pouvait en avoir dans les années 70".

"On peut encore dans ce pays à travers l'humour s'exprimer de manière très forte"

"J'ai une manière de fonctionner qui est plutôt intuitive, je suis passionné de philosophie : elle se sert du passé mais vit le présent et n'offense pas le futur. J'ai le sentiment d'avoir construit les choses mais au début, j'étais très carpe diem".

Pourrait-on aujourd'hui encore faire "Caméra café" ? "On voulait caractériser les personnages de manière outrancière, comme le faisaient les comédies italiennes, pour en montrer les travers. Le politiquement correct a lissé certaines choses, mais on peut encore dans ce pays à travers l'humour s'exprimer de manière très forte. On pourrait encore faire Caméra café. Mais maintenant, le relais autour de certaines blagues est beaucoup plus puissant qu'il ne l'était à notre époque. On le fait un peu plus aujourd'hui à ses risques et périls, il va falloir s'armer de courage. Je fuis les réseaux sociaux mais je ne ferme pas les yeux".

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert, Rémy Pernelet et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h30 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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