"Le RN soutient la Russie de Vladimir Poutine" affirme Pieyre-Alexandre Anglade

Pieyre-Alexandre Anglade, député Renaissance et président de la Commission des Affaires européennes à l'Assemblée nationale, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Poutine Pieyre-Alexandre Anglade
Pieyre-Alexandre Anglade, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 29 novembre, dans “L’invité politique”.

Guerre en Ukraine menée par Vladimir Poutine, affaire McKinsey, nouvelle démission d'un ministre, réforme des retraites : Pieyre-Alexandre Anglade a répondu aux questions de Patrick Roger.

"Le RN soutient la Russie de Vladimir Poutine lorsqu'il s'oppose aux livraisons d'armes et aux sanctions européennes"

Pieyre-Alexandre Anglade a déposé une résolution affirmant le soutien de l'Assemblée nationale à L'Ukraine. "C'est le soutien du peuple français au peuple ukrainien explique le député. La France aide l'Ukraine à travers la livraison d'armes et un soutien financier, ainsi qu'une participation aux sanctions européennes. Mais elle n'a pas formellement apporté de soutien symbolique au peuple ukrainien. Nous appelons à poursuivre les livraisons d'armes, les sanctions, et nous dénonçons la stratégie de terreur mise en place, voulue, pensée par le Kremlin. C'est d'abord un geste de solidarité mais aussi un message envoyé au Kremlin et au peuple ukrainien que la France sera jusqu'au bout aux côtés de l'Ukraine".

"Dans la classe politique française, il y a encore beaucoup de soutiens à Vladimir Poutine dénonce Pieyre-Alexandre Anglade. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, le RN ou encore LFI. Quand  on condamne ce qui se passe en Ukraine puis que l'on dénonce les livraisons d'armes et les sanctions européenne, ça revient à abandonner l'Ukraine aux mains de Vladimir Poutine. Jordan Bardella a dit que le RN n'entretient pas de liens avec la Russie. Mais le RN fait pire : il soutient la Russie de Vladimir Poutine lorsqu'il s'oppose aux livraisons d'armes et aux sanctions européennes au Parlement européen" estime le député.

Affaire McKinsey : "Je n'ai jamais vu de retour de manivelle pour un service rendu"

Sur l'affaire McKinsey, "dans des situations de crise comme le Covid, c'était normal que l'État puisse avoir recours à des prestations extérieures pour l'aider" estime Pieyre-Alexandre Anglade. "Pour la mise en place de la vaccination, on a rapidement été accusés de prendre du retard par rapport à nos voisins européens. Pour rendre plus rapide et efface la vaccination, il a été fait appel à un cabinet de conseil comme ont pu le faire nos voisins européens. La question est de trouver le bon équilibre, ne pas avoir de recours excessif aux cabinets de conseil". Mais le député souligne "qu'il y a des règles, c'est encadré. L'État ne signe pas de contrat à son bon vouloir avec tel ou tel cabinet".

Selon Pieyre-Alexandre Anglade, le privé n'a pas le contrôle sur le pouvoir exécutif. "Il faut sortir de cette logique. Ça fait 5 ans et demi que je suis député, je n'ai jamais vu le début du commencement d'un cabinet de conseil venir voir les parlementaires pour X raison". Par ailleurs, "lors des campagnes présidentielles, autour des candidats et candidates, des Français de la société civile viennent apporter leur concours, leurs idées. Il se peut que, parfois, ils travaillent dans des cabinets et, sur leur temps de repos, apportent bénévolement leur aide. Je n'ai jamais vu de retour de manivelle pour un service rendu" assure le député . "On n'est pas dans une République bananière, il y a des règles, le gouvernement est scrupuleux sur ce point".

Pieyre-Alexandre Anglade : "Le travail parlementaire est mal organisé"

Les députés travaillent-ils trop ? Certains seraient proches du burnout. La présidente de l'Assemblée nationale réunit les présidents de groupe pour évoquer ces questions. "Les députés ne travaillent pas trop, mais beaucoup estime Pieyre-Alexandre Anglade. C'est normal, nous sommes au service des Françaises et des Français et du pays. Nous avons été élus pour voter des lois, faire en sorte que le pays avance sur le bon chemin et pas pour nous plaindre !"

Le député reconnaît cependant que "le travail de l'Assemblée nationale est parfois mal organisé, avec un recours excessif au travail de nuit. Tous les soirs de la semaine, nous allons terminer à minuit précise-t-il. Assez peu de parlements fonctionnent à travailler la nuit de façon chronique. On ne travaille pas trop mais le travail parlementaire est mal organisé insiste-t-il. C'est sur ça qu'il faut travailler".

 

 

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