« Je ne soutiens pas spécialement Édouard Philippe » : au micro de Sud Radio, Jean-Michel Blanquer, a répondu aux questions de Jacques Cardoze.
"Je ne suis pas en soutien d’un candidat"
Jacques Cardoze : Monsieur Blanquer, vous êtes donc à Sens, où vous organisez ces universités d’été. Alors, vous réunissez en ce moment même, lors de vos universités d’été, plusieurs personnalités comme Sébastien Lecornu. Alors, il y en a beaucoup, je ne vais pas toutes les citer : Édouard Philippe, François Hollande, Xavier Bertrand. Mais d’entrée de jeu, vous excluez LFI et le RN. Pourquoi ? Ils ne sont pas dignes du débat ?
Jean-Michel Blanquer : Si, ils sont bien sûr dignes du débat. Je n’ai jamais été excluant, mais c’est dans d’autres enceintes. Là, l’objectif, c’est surtout de voir quel serait un projet de société pour 2027 qui ne serait pas un projet extrémiste, mais qui transformerait réellement la France. Alors, ça ne veut pas dire que les gens qui viennent ici sont tous du même avis. Il y a des points de vue même très différents, mais disons qu’il y a un socle de valeurs qui ne sont pas celles de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen. Donc, c’est normal de ne pas être avec eux. En revanche, on a des occasions de débattre chez vous, par exemple, ou dans différents médias. Mais là, il s’agit vraiment de dire que le sujet ne doit pas être un sujet de personne, vu les enjeux énormes pour le pays, mais un sujet d’idées et de projets très concrets pour vraiment remettre la France sur les rails, en mettant certains thèmes vraiment en haut de la pile. L’un d’entre eux, c’est la revitalisation du territoire, qui est le sujet clé dont on va parler au cours de ces deux jours.
Jacques Cardoze : Votre regard sur le débat d’hier : est-ce qu’on a là les grandes lignes de la campagne qu’on va vivre pour les huit prochains mois ?
Jean-Michel Blanquer : En partie, oui, mais pas complètement. C’est-à-dire, d’abord, parce qu’il n’y a pas forcément tous les candidats présents hier. Ensuite, parce que les formats ne permettent pas toujours d’aller au bout des idées. Puis, troisièmement, parce que, comme il s’agit d’une invitation du MEDEF, c’est forcément, et c’est normal, très centré sur les questions économiques. Donc, je pense que ce qu’on a eu hier, c’était notamment quelque chose d’assez intéressant et d’assez complexe sur les enjeux économiques. Mais il y a évidemment d’autres enjeux, par exemple géopolitiques, et puis, bien entendu, tous les enjeux régaliens de la France qui ne peuvent pas être approfondis dans un cadre comme celui-là. En revanche, sur le plan économique, qui est essentiel, des choses très importantes ont été dites, en effet.
🏛️ « Non, je ne soutiens pas spécialement Édouard Philippe »
— Sud Radio (@SudRadio) August 28, 2026
🗣️ @jmblanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale : « Je le considère digne d’exercer la fonction, mais je ne soutiens pas un candidat aujourd’hui »
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Jacques Cardoze : Alors justement, Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale et président du Laboratoire de la République, vous soutenez Édouard Philippe aujourd’hui ?
Jean-Michel Blanquer : Non, pas spécialement. Il est invité et je l’apprécie beaucoup, et je le considère digne d’exercer la fonction. Mais aujourd’hui, je ne suis pas en soutien d’un candidat puisque, précisément, le but est de dire : il faut un projet de société. Ne parlons pas d’abord des personnes. Il est légitime que des candidatures s’expriment. Mais pourquoi faire ? Qu’est-ce que nous voulons au service de notre pays ? Et donc, c’est ça qui est traité au cours des deux jours qui viennent à Sens. Et d’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’on a choisi la ville de Sens. Il y a bien des raisons. D’abord parce qu’elle est emblématique de ce territoire à revitaliser, si vous voulez, avec de belles réussites et aussi des ambitions, mais aussi parce que nous voulons montrer qu’il y a la nécessité de rassembler aujourd’hui les Français pour des enjeux comme ceux-là. Vous le voyez, le slogan, c’est « Faire sens ensemble ». C’est presque une définition de la République. On a besoin, en France aujourd’hui, d’être un peu moins dans le conflit.
Intelligence artificielle: "Nous avons des transformations gigantesques devant nous"
Jacques Cardoze : Justement, si on fait le lien entre le débat d’hier et certaines propositions qui ont été faites, je pense à celle d’Édouard Philippe, justement, concernant peut-être les règles commerciales et la concurrence, évidemment, chinoise. Et si on fait un lien avec la revitalisation nécessaire de notre territoire, est-ce que la proposition d’Édouard Philippe, vous la reprenez ? Est-ce qu’elle vous paraît, en tous les cas, une bonne piste de travail ? Même si, pour le moment, c’est un peu le sentiment qu’on a : on a l’impression qu’il y a des idées qui sont sur la table, on attend de voir exactement, concrètement, comment tout cela pourrait se traduire. Mais concernant cette idée, il explique qu’à chaque fois qu’il y a un partenariat avec des Chinois et qu’il y a un investissement à l’étranger, il pourrait y avoir une forme de réciprocité qui pourrait s’appliquer dans notre territoire, en France. Voilà quelque chose, en tous les cas, qui parle, je pense, aux gens qui nous écoutent. Est-ce que vous reprendriez cette idée-là ?
Jean-Michel Blanquer : Bien sûr. Je pense que les idées doivent être à la fois cohérentes entre elles, c’est-à-dire que ce ne sont pas des idées séparées, et, en même temps, elles doivent être précises pour être rapidement applicables une fois qu’un président ou une présidente serait élu. Celle-ci, à mon avis, est une bonne idée. Tout ce qui va dans le sens de la réindustrialisation de la France va dans le bon sens. Tout ce qui va dans le sens aussi d’une vision qui nous protège par rapport à la concurrence déloyale dans le monde, et notamment vis-à-vis de la Chine et des États-Unis, est très important. D’où l’importance d’avoir des règles françaises, d’une part, européennes, d’autre part, qui nous permettent d’être dans de la compétition loyale à l’échelle mondiale. Et c’est le genre de choses que nous prônons, évidemment, au Laboratoire de la République. Nous avons, au cours des décennies récentes, été beaucoup trop candides par rapport aux enjeux de concurrence. Il est largement temps de réindustrialiser la France.
Jacques Cardoze : Vous faites référence, par exemple, à notre façon d’aborder la Chine il y a vingt-cinq ans, en disant : « Il faut y aller, c’est formidable, il faut aller investir là-bas. » Résultat, on s’est un peu tout fait piller, pardon de le dire comme ça, mais c’est un peu le sentiment que les Français ont.
Jean-Michel Blanquer : Mais ils ont raison. Moi, j’ai toujours pensé ça. D’ailleurs, je n’ai jamais été dans un enthousiasme excessif sur cette question. Alors, il fallait aller en Chine. Certains l’ont fait et l’ont fait de manière pertinente, mais il ne fallait pas le faire n’importe comment et, surtout, il fallait rester vigilant sur les stratégies industrielles. C’est-à-dire qu’on ne devait pas perdre des capacités à faire et on ne devait pas se laisser doubler. Or, aujourd’hui, si vous regardez où en est la Chine, elle est extrêmement avancée, y compris sur les enjeux de transformation écologique, d’électrification du territoire. La France garde de très solides atouts. Je pense à son énergie nucléaire, je pense à sa capacité de formation des ingénieurs. Maintenant, le moment est venu d’avoir une grande stratégie type 1958, si vous voulez, et c’est aussi ce que nous prônons. C’est aussi pour ça que je prône la recréation d’une DATAR, ce que j’appelle une DATAR+, c’est-à-dire une capacité à réinvestir sur tout le territoire de manière équitable, de façon à ce qu’à la fois le renouveau de l’agriculture et le renouveau de l’industrie soient à la base de la prospérité dont on a besoin. Et c’est possible. C’est une question de volonté politique, mais aussi de rassemblement.
Jacques Cardoze : Jean-Michel Blanquer, peut-être qu’il faut rappeler à nos auditeurs ce qu’est la DATAR, parce que j’imagine que vous faites allusion à l’exemple américain. On peut le raconter, peut-être, pour expliquer, parce que c’est un élément qui permet de très grands investissements et c’est ce qui structure un pays. Mais comment ça marche ? Est-ce que vous pourriez nous l’expliquer ?
Jean-Michel Blanquer : Ça fait référence à la fois à la France des années 60, aux États-Unis et à la Chine d’aujourd’hui. À la France des années 60 parce que la DATAR, à l’époque, a été vraiment un instrument d’investissement sur le territoire et, je dirais, presque de complicité entre l’État et les acteurs locaux pour que de grandes industries se déploient dans les grands domaines que j’ai cités d’ailleurs, comme le nucléaire ou, par exemple, l’aéronautique. Des sujets qui, parfois, ont été dans un cadre français, parfois déjà dans des cadres d’alliance industrielle européenne. Les deux sont possibles. Et puis, comme vous le disiez, aux États-Unis, vous avez des agences, notamment dans le domaine de la sécurité, qui littéralement arrosent le monde économique sur de grands projets. On a besoin aujourd’hui aussi de motiver la France sur de grands projets. Je pense, par exemple, aux canaux, à toute la politique que nous devons avoir de canaux fluviaux, que ce soit au nord avec Paris-Le Havre et le canal vers le Nord, ou que ce soit au sud entre Marseille et Lyon. Nous avons besoin à la fois d’avoir une vision pour la France qui s’accompagne de transformations écologiques, d’où l’importance du fluvial et du ferroviaire, et qui s’accompagne aussi de projets qui vont créer de l’emploi, de la richesse.
Jacques Cardoze : Sur ce point, Jean-Michel Blanquer, j’entendais lors du débat hier Raphaël Glucksmann dire : « On passe notre temps à faire du saupoudrage sur la réindustrialisation et sur la revitalisation des territoires. » On est dans le sujet dont vous parlez et qui est l’objet de vos universités d’été de ce week-end. On fait du saupoudrage, on ne fait pas de choix. Il citait la filière bois, évidemment l’écologie. Est-ce que vous êtes partisan aussi que, peut-être, ce pays se décide à tracer une ligne et à dire : voilà, on choisit deux, trois, quatre grandes lignes d’investissement qui vont nous permettre d’être les meilleurs, au moins à l’échelon européen ?
Jean-Michel Blanquer : Oui, il faut évidemment des priorités. Parfois, elles existent un peu. Il ne faut pas non plus caricaturer la situation présente. Par exemple, si vous voyez ce qui s’est fait en matière de batteries électriques récemment, avec l’installation d’une grande usine, une méga-usine dans le Nord, etc. Donc, il y a des domaines qui ont été définis. Il y a le projet qui s’appelle France 2030, qui n’est pas rien et qui aboutit à certains résultats, mais ce n’est encore pas à l’échelle. Donc, en effet, il faut de grandes priorités, dont certaines sont incontournables parce qu’on ne peut pas être mauvais. L’exemple typique, c’est évidemment l’énergie. Il se trouve que la France est bonne là-dessus. Elle peut être encore meilleure, que ce soit au titre du nucléaire ou au titre de certaines énergies renouvelables, à condition que ce soit bien fait.
Mais, en tout cas, il est évident qu’on peut être une grande puissance énergétique, ce qui a beaucoup de sens dans un monde où, en deuxième lieu, ce qui est très important, ça va être l’arrivée de la révolution de l’intelligence artificielle, qui elle-même suppose de l’énergie propre, ce que nous sommes capables de faire. Donc, déjà, sur ces deux enjeux, on ne peut pas être à la traîne. Il se trouve que, sur l’enjeu du numérique, on a pris du retard, mais on a encore quand même quelques atouts. Donc, il faut faire levier avec ces atouts-là et avoir une vision de la société qui prenne en compte l’intelligence artificielle, à la fois sur le mode offensif, c’est-à-dire être bons dans le domaine. On a des acteurs comme Mistral qui peuvent nous permettre de l’être. Et puis, sur le mode défensif, c’est-à-dire défendre nos libertés, éviter d’entrer dans un monde déshumanisé, tenir compte de l’IA dans les évolutions du système éducatif et de la vie de nos enfants. Tout ceci compose un véritable projet de société. Nous avons des transformations gigantesques devant nous. Elles peuvent aller vers le très négatif ou vers le très positif selon le projet politique qui va les canaliser.
"Le niveau scolaire est hétérogène"
Jacques Cardoze : Jean-Michel Blanquer, parlons un petit peu de la rentrée parce que vous êtes ancien ministre de l’Éducation nationale et, pour beaucoup de Français, vous restez en mémoire comme quelqu’un qui a osé parler vrai au sein d’un ministère qui n’était pas toujours réformable et facile à manier. À deux jours de la rentrée, ça fait partie des annonces et des axes de travail d’Édouard Geffray. Il en fait une des priorités. Est-ce que vous diriez que le niveau scolaire en France est mauvais, comme lui ?
Jean-Michel Blanquer : Non. Le niveau scolaire est hétérogène. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Si nos auditeurs regardent autour d’eux, ils auront sans doute tous des exemples d’écoles, de collèges ou de lycées qui vont mal, et d’autres qui vont bien. Donc là aussi, on a une grande hétérogénéité territoriale et sociale. Et donc, si vous regardez, par exemple, la Bretagne, elle, sur le plan scolaire, elle va bien. De façon générale, il y a une frange ouest de la France qui va plutôt bien sur le plan scolaire. D’autres endroits, notamment dans les grandes métropoles, vont mal, et c’est lié aussi à beaucoup de phénomènes de société qui entourent l’école, pas forcément à l’école elle-même. Donc non, je ne pense pas qu’il faut dire des choses trop générales sur l’école. Il faut faire attention.
Jacques Cardoze : Quand vous dites « d’autres phénomènes », Jean-Michel Blanquer, vous pensez à quoi ? Vous pensez aux périphéries ? Vous pensez donc peut-être à l’immigration et à une intégration qui est difficile ?
Jean-Michel Blanquer : Bien sûr, bien sûr. Les ratés de l’intégration, d’une part, les phénomènes de violence et de drogue, d’autre part, tous ces sujets-là viennent percuter l’école. Et c’est évident que ça n’est pas facile et qu’il y a des pays où il y a moins ces phénomènes, et donc c’est plus facile pour l’école. Il faut le dire clairement. Mais il y a aussi ce que l’école doit faire. Et puis, n’oublions pas que l’éducation, ce n’est pas seulement l’école, c’est évidemment la famille. C’est aussi tout ce qu’on réussit à faire dans les temps de l’enfant en dehors de l’école. Et là aussi, le projet de société, il doit être sur ce qu’on fait pour la culture, le sport, le contact avec la nature des enfants pendant non seulement le temps scolaire, mais surtout en dehors du temps scolaire. D’où les différentes choses que j’avais pu faire aussi comme ministre de l’Éducation, mais aussi des Sports et de la Jeunesse, c’est-à-dire ce qu’on a appelé les vacances apprenantes, le Plan mercredi, toutes ces choses qui vont dans le bon sens, mais qui doivent aller beaucoup plus loin dans les temps à venir.
🏛️ Le fléau des fermetures de classes en milieu rural
— Sud Radio (@SudRadio) August 28, 2026
🗣️ @jmblanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale : « La démographie est tellement désastreuse actuellement que ça conduit à des fermetures inévitables »
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Jacques Cardoze : Sur l’actualité, juste une chose sur le plan de l’éducation : c’est aussi, malheureusement, beaucoup de fermetures de classes, notamment dans les petits villages. Et on est très écoutés dans les territoires. Pourquoi n’a-t-on pas un choix fort en matière de préservation des classes, quitte à ce qu’elles soient moins nombreuses ? Pourquoi ce choix systématique de dire : il y a un seuil en dessous duquel on ne descend pas ? Et malheureusement, vous savez ce qui se passe. Vous parlez de revitalisation au sein de vos universités d’été : lorsqu’il y a une fermeture de classe, après, derrière, ce sont des parents qui s’en vont, ce sont des villages qui sont désertés. C’est une spirale, en réalité, qui est très mauvaise.
Jean-Michel Blanquer : Bien sûr, mais je suis complètement d’accord avec vous. Et d’ailleurs, vous noterez que, lorsque j’étais ministre de l’Éducation nationale, on a fermé le moins possible d’écoles en milieu rural et j’ai toujours tenu le discours de la revitalisation des villages et des petites villes. Alors, parfois, la démographie, malheureusement, est tellement désastreuse actuellement que ça conduit à des fermetures inévitables. Il faut le reconnaître. Mais néanmoins, on doit avoir — c’est ça, le volontarisme dont je parlais tout à l’heure — des stratégies complètes pour un territoire. Bien sûr, on en manque et c’est pour ça que j’ai fait tout ce que j’ai pu lorsque j’étais ministre de l’Éducation sur ces questions. Vous pouvez, les uns et les autres, regarder : sur le plan rural, on a fait des choses. Mais il est évident que ça va au-delà de l’éducation. C’est-à-dire que ce sont des stratégies territoriales où vous vous dites : réindustrialisation, renouveau de l’agriculture, renouveau des services publics, présence de l’école qui soit attractive pour des jeunes ménages qui, du coup, auront des enfants. Aujourd’hui, ce qui est catastrophique, c’est qu’on a 1,6 enfant par femme en moyenne. Enfin, ça se dégrade année après année. Mais le désir d’enfant, c’est 2,3.
Donc, qu’est-ce qu’on fait pour atteindre les 2,3, pour que, tout simplement, les jeunes couples aient le nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir parce qu’ils auront un cadre agréable ? Le logement, par exemple : on a une immense crise du logement alors que vous avez des logements et des commerces qui ferment dans les petits villages. C’est vraiment un crève-cœur. Donc, ce n’est pas en ayant une politique du laisser-faire que les choses vont s’améliorer. C’est en ayant une vision pour le territoire, et c’est ce qu’on va prôner. En ayant une vision pour le territoire, tous les sujets viennent avec : l’économie, l’école, la santé, bien sûr, et le pouvoir d’achat. Donc, on va prôner, par exemple, la régionalisation de la santé, une des propositions qu’on va faire. Xavier Bertrand fait partie des personnes présentes. C’est un ancien ministre de la Santé, il en dira un mot aussi. Mais c’est la régionalisation de la santé, c’est-à-dire donner cette responsabilité aux régions et avoir une politique de prévention. Vous savez que notre santé, c’est 80 % de la prévention, 20 % du curatif. Mais nous mettons tout l’argent sur les 20 %. Comment, demain, on peut avoir de la médecine et des infirmiers au plus près des gens ? Ça fait partie, évidemment, des enjeux majeurs.
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