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Saint-Maure, ce village qui ne veut pas d'un centre pour mineurs délinquants

Par La rédaction

GROS PLAN SUD RADIO - Les habitants d’un village sont unis contre un projet d'implantation près de Troyes d'un centre pour mineurs délinquants.

Le village de Saint Maure dans l'Aube
Le village de Saint Maure dans l'Aube (FB)

À quelques kilomètres de la ville de Troyes, un projet d’État fait gronder les riverains. Plus de la moitié des habitants de Sainte-Maure (Aube) se mobilisent contre l’implantation d’un centre destiné à accueillir des mineurs délinquants. Inquiets pour la sécurité et la tranquillité de leur commune, ils ont réussi à obtenir la suspension du projet… mais pas l’officialisation de son annulation. Adrien Mora, porte-parole du collectif, auteur d'une pétition ayant recueilli 1 200 signatures contre le projet, s'en explique au micro de Sud Radio.

" Ce site est à 200 mètres d’une crèche, 500 mètres d’une école maternelle et primaire"

La pétition d’un collectif a recueilli 1200 signatures contre le projet. Pourquoi s’y opposer ? "Ce projet n’a pas du tout été réfléchi, explique Adrien Mora, porte-parole du collectif. L’État veut juste faire des économies en nous imposant cet établissement à côté de chez nous. Personne n’est venu voir sur site l’emplacement, à 200 mètres d’une crèche, 500 mètres d’une école maternelle et primaire. Il n’a absolument rien à faire dans la commune. Il serait à 150 mètres d’un nouveau lotissement, ce n’est absolument pas indiqué."

"Ce sont des jeunes, certains sous bracelets électroniques, pas forcément des enfants de choeur..."

"Ce n’est pas un centre fermé ! Les anciens centres, les CEF, l’étaient. Par contre, les UJPE (Unités Judiciaires à Priorité Educative) que Monsieur Darmanin veut créer sont ouverts. Ce sont des jeunes, certains sous bracelets électroniques, pas forcément des enfants de choeur. Ils seraient en semi liberté à côté de nos enfants, prendraient les mêmes bus, seraient dans notre quartier. Ce n’est pas du tout acceptable. Deux sites de ce genre existent, des CEF. Mais ils ont été réfléchis en amont, l’un d’entre eux se trouve à 4 km de toute habitation."

"Nous avons découvert ce projet via une fuite au conseil des élus"

La commune a-t-elle été informée de ce projet ? "Pas du tout, nous avons découvert ce projet via une fuite au conseil des élus, détaille Adrien Mora, porte-parole du collectif, sur l'antenne de Sud Radio. Nous n’avons pas du tout été mis dans la boucle. C’est la PJJ, la police de la jeunesse, qui est sur le projet depuis un an. Ils ont vu que cette maison était assez grande, à la campagne, et disponible via une saisie de l’État. Ils y sont allés sans regarder autour."

"Ce serait judicieux que les élus suivent l’opposition à ce projet s’ils veulent être réélus"

Que dit-on du côté de la municipalité ? "Ils ont eu une réunion officielle il y a deux semaines. Officieusement, ils étaient au courant au moins de décembre." Quelles suites à cette pétition , désormais ? "Nous avons un député et une sénatrice présent à notre réunion qui nous ont soutenu. On espère que le projet qui a été suspendu va être annulé. Les élections municipales arrivent, ce serait judicieux que les élus suivent l’opposition à ce projet s’ils veulent être réélus."

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