single.php

Narcotrafic : Le courage de la maire d’Échirolles

Par La rédaction

TEMOIGNAGE SUD RADIO - Maire (PCF) d’Echirolles près de Grenoble en Isère, Amandine Demore a vu sa voiture en début d'année être incendiée en représailles à sa lutte contre le narcotrafic. Elle témoigne au lendemain de l'exfiltration du maire d'Alès après avoir subi des menaces de la DZ Mafia.

Lutte contre le narcotrafic
Un narcotrafic de plus en plus violent dans l'Hexagone.

D'abord deux balles de 9 mm et des tags à son domicile, puis une exfiltration en pleine nuit : le maire LR d'Alès, Christophe Rivenq, est la cible de menaces attribuées au groupe criminel DZ Mafia qui a étendu son emprise sur la sous-préfecture du Gard. Sous protection policière depuis vendredi après de premières intimidations, l'élu de 60 ans a été exfiltré de son domicile lundi soir après une nouvelle alerte. C'est la "menace d'une action violente" visant l'édile qui a conduit à l'intervention des forces du RAID, a expliqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dénonçant "un acte d'intimidation". Une source proche du dossier évoque la présence potentielle d'une voiture piégée dont l'existence n'est pas confirmée.

Amandine Demore, maire (PCF) d’Echirolles, près de Grenoble en Isère, a subi le même type de pression en début d'année et a vu sa voiture de fonction incendiée, en représailles à sa lutte contre le narcotrafic. Elle témoigne et fait le parallèle au micro de Sud Radio.

"Ils sont venus en bas de chez moi, en pleine nuit, pour incendier mon véhicule"

« Ce n’était pas la première fois que je me faisais intimider, témoigne-t-elle au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Ils sont venus en bas de chez moi, en pleine nuit, dans la nuit du 12 au 13 janvier dernier, pour incendier mon véhicule. Je les ai vus à proximité attendant, regardant ce qu’ils venaient de faire, cagoulés, masqués."

"Que l’on demande plus de moyens à l’Etat pour lutter contre le narcotrafic"

"J’apporte tout mon soutien au maire d’Alès. Ce sont des intimidations qui, forcément, marquent. Évidemment, on a peur. J’ai surtout eu peur pour mes proches. C’est à eux que l’on pense en premier lieu. Après, cela ne m’arrêtera pas dans mon combat. S’ils sont capables de telles intimidations, c’est que l’action que je mène les dérange au quotidien. Que l’on demande plus de moyens à l’Etat pour lutter contre le narcotrafic. Cela fait plusieurs années que je demande un commissariat de plein office sur ma commune de 36000 habitants. Je n’ai toujours pas de réponse."

"Les premières intimidations ont commencé il y a deux ans"

"Cela renforce l’action que je peux mener pour ma commune, mes habitants, les gamins des quartiers. Cela m'encourage. On pense aux habitants qui subissent cela de plein fouet de nos jours. Dans les quartiers, ce sont eux qui font face à ces difficultés sociales."

"Un point de deal qui rapportait entre 10 et 15.000€ par jour"

"Ce n’est pas la première fois, poursuit l'élue. Il y a deux ans, j’ai eu à fermer un bâtiment en plein coeur du centre-ville, entièrement gangréné par le narcotrafic. C’est là que les premières intimidations ont commencé. Ce point de deal, selon le procureur de la République, rapportait entre 10 et 15000 euros par jour. La première intimidation aura été d’immobiliser mon véhicule avec des motos pour me faire peur."

Retrouvez "L'invité du jour" chaque jour à 9h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Benjamin Glaise

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
10H
09H
08H
06H
00H
22H
20H
19H
Revenir
au direct

À Suivre
/