Au cœur de l'été, le village de Herrlisheim-près-Colmar, dans le Bas-Rhin, est victime d’une occupation illicite de terrain de la part de caravanes de gens du voyage.
Des caravanes sur le terrain de football
"Nous avons une centaine de caravanes installées sur notre stade de football, pour la deuxième fois en l’espace de trois mois, résume Laurent Winckenwiller, maire de Herrlisheim-près-Colmar, au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. La première installation illégale s’est faite fin mai début juin. Quand vous avez une centaine de caravanes qui débarquent comme ça, de manière très rapide, vous ‘n’avez aucun moyen de leur barrer la route. On se retrouve très vite sidéré à regarder ce spectacle désolant."
"Ils ont ouvert le grillage du stade de foot à un endroit que l’on pensait barricadé. Je me suis faufilé entre les caravanes avec ma petite camionnette pour essayer de leur bloquer l’accès. Je me suis retrouvé avec dix gaillards qui secouaient la voiture. J’ai ouvert la fenêtre, et leur ai dit que j’étais le maire. Ils ont forcé le passage et j’ai reculé."
🚍 Gens du voyage : « La colère est difficile à gérer »
🗣️ Laurent Winkelmuller, maire de Herrlisheim-près-Colmar (Haut-Rhin) : « Entre la pression des gens du voyage et le désarroi de la population, ce n'est pas simple du tout »
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— Sud Radio (@SudRadio) August 5, 2026
"Ce sont les contribuables qui paient derrière"
Est-il possible de réagir en cas d’occupation illicite ? "Dans le département du Haut-Rhin, nous n’avons pas d’aire de grand passage, rappelle Laurent Winckenwiller, maire de Herrlisheim-près-Colmar, sur l'antenne de Sud Radio. Cela fait plus de vingt ans que l’on devrait l’avoir construite et installée. Cela pose des problèmes pour financer ce projet. Il faut aussi trouver le terrain, que la commune d’accueil ait des garanties pour ne pas avoir trop de problèmes si elle la fait chez elle. Chacun se renvoie un peu la balle."
"La loi sur l’obligation d’avoir une aire de grand passage date de 2000. Nous n’en avons pas chez nous. Forcément, nous avons des installations illicites toutes les semaines. Cela nous a coûté 15000 euros pour refaire le terrain de football. Il était en convalescence, on ne devait pas l’utiliser. Je n’ai pas de solution pour l’instant. Nous sommes une petite commune, nous n’avons pas de gros moyens. Ce sont les contribuables qui paient derrière, quel que soit le financement trouvé. La colère est difficile à gérer. Entre la pression des gens du voyage et le désarroi de la population, ce n'est pas simple du tout. "
Retrouvez "" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze
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