Tourisme : les contraintes sanitaires sont "un handicap commercial"

Le tourisme à Marseille est encore impacté par les règles sanitaires imposées par le gouvernement et qui interdisent de déambuler librement.

tourisme marseille
Le tourisme, à Marseille, reprend avec le retour des croisiéristes. Mais les règles sanitaires freinent la relance. (Photo by Christophe SIMON / AFP)

Pour les vacances de la Toussaint, à Marseille, c’est le retour des touristes, et notamment des croisiéristes. Si la fréquentation est en baisse, les bateaux affichent entre 60% et 70% de réservations… mais ça ne résout pas les problèmes pour l’économie locale : le tourisme souffre des limitations imposées par le gouvernement.

 

 

Tourisme : "c’est moi qui décide où ils vont"

Astrid Katarné, guide touristique, garde un œil en permanence sur le groupe de touristes allemands qu’elle accompagne : ils ne peuvent pas déambuler comme ils le souhaitent, et la visite doit durer 2 heures. "Là, j’ai 26 personnes. Il faut qu’ils restent avec moi."

"C’est moi qui décide où ils vont ; comme ça, on sait si jamais il y a un cas, on sait où ils étaient", explique-t-elle. "Donc il faut qu’ils restent avec la guide, et c’est moi qui les amène dans les magasins où ils peuvent acheter quelque chose". Astrid précise que "ça dépend des compagnies" : ce sont elles qui décident des règles.

 

Ces contraintes sur le tourisme sont "un véritable handicap commercial"

Or, la majorité des compagnies n’autorisent pas les visites libres, notamment à cause des règles sanitaires applicables en France. Restaurants et magasins autorisés sont rares. Et ce, malgré les tests de dépistage Covid-19 réguliers auxquels se soumettent les croisiéristes tout au long de leur voyage. "On travaille avec le gouvernement, et les autorités locales au niveau de la Préfecture, pour essayer d’alléger un peu ces contraintes", explique Jean-François Suhas, président du Club de la croisière Marseille-Provence. Pour lui, ces contraintes sont "un véritable handicap commercial". "Elles ne s’appliquent pas aux autres touristes, et un frein au développement de l’impact économique sur le territoire."

"Les gens ne peuvent tout simplement pas rentrer dans un commerce si ce commerce n’est pas dédié totalement aux croisiéristes. Voilà quelle est notre situation aujourd’hui."

 

"On n’est plus à ce qu’on a connu avant le Covid, il ne faut pas rêver"

Ces limitations imposées par les autorités rendent difficile la reprise. À Marseille, deux escales par jour sont prévues, avec des bateaux vidés d’un tiers de leurs passagers. "Ça reste encore très flou", explique un restaurateur installé sur le vieux port de la cité phocéenne. "On n’est plus à ce qu’on a connu avant le Covid, il ne faut pas rêver."

Ainsi, il se demande si "avec le temps, ça reviendra". Possiblement, car les règles pourraient évoluer en novembre 2021 et être allégées face à l’amélioration de la situation sanitaire en France.

 

 

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !