“Soutenir les agriculteurs, c’est consommer leurs produits” : tel est l’appel du chef cuisinier français étoilé Frédéric Vardon, depuis la 62 édition du Salon de l'Agriculture, à Paris.
"Le restaurateur n’existe pas sans agriculture"
Quel regard ce chef porte-t-il sur la santé actuelle de l'agriculture française ? "On ne va pas dire 62 ans de déclin, mais une bonne quarantaine d’années, estime avec lucidité le chef cuisinier français étoilé Frédéric Vardon, au micro de Maxime Lledo sur l'antenne de Sud Radio, depuis les allées du Salon de l'Agriculture. Le restaurateur n’existe pas sans agriculture, sans marché. C’est notre culture, la culture gastronomique française, de nos terroirs, de nos régions."
Les Français aiment tous les agriculteurs, mais consomment-ils assez leurs productions ? "On se rend compte que dans le panier moyen, les produits français sont un peu boudés, car un peu plus chers. Nous avons nos normes. C’est sûr qu’une tomate qui traverse la mer du Maroc est très bonne, mais son producteur gagne au maximum 100 euros par mois. Mais si l’on veut rester compétitif, il va falloir produire. Il y a vingt ans, nous étions autonomes en volaille. Maintenant, on a laissé faire les autres."
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Des produits français pas assez fléchés
"Je suis comme les Français, quand je fais mon marché, je regarde, confie le chef cuisinier français étoilé Frédéric Vardon, sur l'antenne de Sud Radio. Très souvent un produit brut comme un poulet a plusieurs utilisations : on va le manger rôti, mettre la carcasse avec des épluchures de légumes en bouillon… À un moment donné, il faut aussi cuisiner. Le plat tout fait ou déjà préparé à 50% coûte plus cher. Le prix d’une pâte à tarte au kilo est exorbitant. Mais tout le monde arrive à faire une pâte sablée."
"Aujourd’hui, tout le mode a un smartphone et accès à tous les tutoriels. Par contre, dans la grande distribution, le fléchage des produits n’est pas bien fait. On sait très rarement ce que l’on achète. Si le consommateur avait une vraie indication sur d’où viennent les produits, il se dirait peut-être « non, je ne peux pas faire cela ».
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