Deux lycéens sur trois ont déjà reçu au moins une proposition d'admission sur la plateforme d'inscription post-bac Parcoursup, dont les premières réponses sont tombées mardi, a indiqué mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste.
"Si on regarde le public des lycéens, ceux qui vont passer le baccalauréat, il y a aujourd'hui deux lycéens sur trois qui ont déjà reçu une réponse favorable", a-t-il déclaré sur franceinfo.
Et, dans tous les cas, "il n'y a aucune raison d'être désespéré maintenant: ça ne fait que commencer", a ajouté le ministre, selon lequel "tout le monde trouvera une place".
L'an dernier, déjà deux tiers des lycéens avaient reçu au moins une proposition dès le premier jour, et 94 % au terme de la procédure.
Il y des "commissions pendant tout l'été", avec des recteurs, proviseurs, professeurs du secondaire et du supérieur qui "cherchent des solutions pour chaque jeune", a assuré M. Baptiste. L'an dernier, "à la fin, sur toute la France, on avait 34 jeunes pour qui on n'avait pas trouvé".
À l'attention des jeunes, Philippe Baptiste a souligné que "c'est un moment stressant, c'est vrai, mais vous ne jouez pas votre vie", car "la vie se construit" et peut comprendre des changements de parcours. Et il a récusé l'idée que Parcoursup soit "une boîte noire": c'est un "outil numérique".
Interrogé sur les conclusions d'une mission parlementaire, en février, accusant la plateforme d'aggraver les inégalités, Philippe Baptiste s'est inscrit "en faux". "À travers Parcoursup, il y a des moyens pour favoriser les jeunes boursiers", a-t-il plaidé.
Sur France Inter, le directeur de Sciences Po Paris, Luis Vassy, a pour sa part rappelé que son école comptait davantage de boursiers que "la moyenne des universités parisiennes". Cette année, environ 1.300 candidats ont déjà reçu une proposition d'admission, a-t-il précisé.
Parcoursup a recueilli cette année les vœux de 1.046.000 candidats dans l'enseignement supérieur, "un chiffre record depuis 2018" et le lancement de la plateforme en remplacement d'APB, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.
Parmi les candidats, figurent 657.000 lycéens scolarisés en France, soit 9.500 de plus que l'année dernière, 206.000 étudiants souhaitant changer de voie (+23.000) et 122.000 candidats non scolarisés et ayant un projet de reprise d'études (+10.000).
Plusieurs réponses sont possibles pour chaque formation demandée: être accepté ("oui"), être accepté sous condition ("oui si", pour des filières universitaires qui demandent à l'étudiant de suivre un parcours d'accompagnement pédagogique ou personnalisé), être sur liste d'attente ou encore être refusé (uniquement pour les filières sélectives).
Comme chaque année, les candidats ont 48 heures pour accepter ou refuser une proposition d'admission.
La phase principale d'admission va durer jusqu'au 11 juillet, période pendant laquelle les candidats continueront de recevoir des réponses.
Du 11 juin au 10 septembre, de nouveaux vœux seront possibles dans les formations qui disposent encore de places.
Tout ce processus reste conditionné à l'obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 7 juillet.
AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP