Toulouse : l’actionnaire majoritaire chinois de l'aéroport veut déjà revendre ses parts

L'actionnaire majoritaire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac va revendre ses parts
Chantal Beer-Demander porte-parole du Collectif contre la privatisation de l’aéroport Toulouse Blagnac interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10 AFP

Chantal Beer-Demander, porte-parole du Collectif contre la privatisation de l’aéroport Toulouse Blagnac, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 24 janvier animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Ça bouge du côté de l'aéroport Toulouse-Blagnac

Cinq ans après cette privatisation, l'actionnaire majoritaire chinois voudrait déjà revendre ses parts. L'information a été révélée le 23 janvier par la Dépêche du Midi. Pourquoi en arrive-t-on là ? "Nous ne sommes pas là pour sonder les reins et les coeurs de cet actionnaire dont la Cour des Comptes disait qu'il n'était pas forcément le candidat idéal pour l'opération et qu'il ne possédait par une grande expérience, mais nous savons simplement qu'en partant maintenant, l'actionnaire laisse une mauvaise situation financière puisqu'il a commencé par vider les caisses en piochant dans les dividendes de l'aéroport" explique Chantal Beer-Demander, porte-parole du Collectif contre la privatisation de l’aéroport Toulouse Blagnac.  

Mais ce n'est pas tout. "De quelques centaines de plaintes de personnes survolées nous sommes passés à plus d'un millier de plaintes. Depuis son arrivée, l'observatoire du coeur de la nuit constate une augmentation des vols de nuit. Enfin, on est dans l'incapacité de nous fournir des prévisions du trafic à moyen et long terme... Ce qui signifie que la situation économique n'est pas au mieux."

Beaucoup de nuisances

On constate également une augmentation des nuisances aériennes et des expositions au bruit en particulier. Comment expliquer ce phénomène ? "ll n'y a pas d'explications claires si ce n'est que le retour sur investissement ne semble pas satisfaire suffisamment l'actionnaire qui a décidé de partir."

L'État doit-il alors reprendre la main ? "Oui, et de notre côté nous sommes toujours en procès pour que soit cassée cette vente qui a eu lieu il y a quatre ans. Nous espérons que la vente soit cassée pour que l'État rachète à la somme initiale et reprenne la main avec l'aide des collectivités. Il y aurait alors une gestion maîtrisée d'un aéroport complètement urbanisé."

 

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