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Agriculture : les coopératives attendent des réponses

Par Jean Baptiste Giraud

Alors que de nouveaux traités de libre échange viennent d'être votés, l'agriculture peut-elle compter sur l'Europe ?

agriculture
A la veille de l'ouverture du Salon de l'agriculture, à Paris, des agriculteurs en colère ont manifesté dans la capitale française, le 23 février 2024 (Ludovic Marin - AFP)

Dans les rues de Paris, la Coordination Rurale vient de mener des actions coup de poing en plein salon de l’agriculture. De leur côté, qu’attendent les coopératives de l’Europe pour répondre à la crise agricole ?

L'agriculture comme monnaie d'échange

Faut-il d’ailleurs en attendre quelque chose, alors que deux traités de libre échange viennent d’être votés avec le Kenya et le Chili au niveau européen ? L’Union Européenne peut-elle changer de l’intérieur ? "On ne peut pas couper l’Europe de tout échange avec les autres pays et autres continents, tempère Mickael Marcerou, vice-président de La Coopération Agricole.

Pour celui qui vient df'être élu à la vice-présidence de la COGECA, organisation européenne représentant les coopératives agricoles et forestières des 27 États-membres, "ce qui importe vraiment, c’est de ne plus avoir l’agriculture comme monnaie d’échange. Il faut arriver à ramener une vraie logique dans l’agriculture : l’alimentation et la souveraineté alimentaire. Il faut impérativement que les produits venus de ces pays-là respectent les normes que nous avons en production."

 

Demain, besoin de plus d'Europe

La concurrence est tout sauf évidente, avec des coûts de production entièrement différents. "Nous, au niveau de l’Europe, nous voulons une agriculture qui soit durable, rappelle Mickael Marcerou, vice-président de La Coopération Agricole. On doit arriver à mesurer l’impact de produits venus d’autres pays. Nous avons des surcoûts de production qui ne permettent pas d’être en concurrence, sinon."

"Demain, nous aurons besoin de plus d’Europe. Plus de solutions passeront par là. Pendant des années, l’agriculture en a bénéficié. Mais elle doit être au coeur des réflexions, que les agriculteurs soient écoutés au niveau européen. Évitons la surenchère des transpositions au niveau des états membres, pour harmoniser tout le monde et ne plus avoir de concurrence au sein des pays de l’Union Européenne."

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