Le principal et une professeure blessés dans un collège d’Aubagne. Un adolescent de 14 ans a été interpellé, soupçonné d’être l’auteur des tirs. Une situation qui soulève des questions, notamment sur la sécurité dans les établissements scolaires. C’est l’humeur du jour de Périco Légasse.
"Peut-être qu'il y a aussi un lien à faire avec l'actualité"
"Dans un contexte déjà extrêmement tendu, un jeune homme de 14 ans a pris un fusil à chevrotine pour tirer sur le principal d’un collège à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Il a également blessé une enseignante. Le maire d’Aubagne, M. Jean-Pierre Squillari, confirme qu’il n’y a pas d’autres blessés et que la personne a été maîtrisée"
"C’est dire si ce fait divers… Alors, faut-il le lier ou non à la situation et aux émeutes lycéennes ? Rien n’est moins sûr. On est peut-être tout simplement face à un fait divers tout à fait classique. Mais peut-être y a-t-il aussi un lien à faire avec l’actualité. Nous sommes très prudents : l’enquête le dira"
"Et là, on a, pour la première fois dans l’histoire récente, un élève de 14 ans qui s’introduit dans un établissement scolaire et qui tire sur son principal et sur son professeur. C’est dire, quand même, le délitement de cette société. Et là, nous avons un cas extrême. C’est un fait divers, pour l’instant, je le redis, mais il tombe très mal. La réflexion est faite"
"Il y a danger !"
"J’espère que ce sera l’occasion, pour nos responsables politiques, de faire un point, parce que si, désormais, on peut s’introduire dans une école et tirer à coups de chevrotine… Est-ce que ça présage ce que serait la soirée du deuxième tour, le dimanche 2 mai, si Marine Le Pen était élue présidente de la République ?"
"On n’a pas à s’inquiéter ? Et là, nous avons précisément des faits très concrets qui nous permettent justement de dire qu’il y a un danger et qu’il est temps, maintenant, de prendre des dispositions courageuses, peut-être douloureuses, mais utiles, pour que la République reste la République et ne devienne pas un repaire de voyous"