Alors que la zone Égypte faisait déjà partie intégrante du parc Astérix, une "rethématisation" l’a rendu cette année encore plus immersive avec plusieurs changements notables : l’Oxygénarium qui s’est transformé en Descente du Nil, les chaises volantes qui sont devenues l’Envol d’Ibis… De quoi interpeller Sud Radio, qui a voulu en avoir le cœur net et tester cette nouvelle zone.
Parmi les 50 attractions et spectacles au programme
« L’objectif d’immersion doit être toujours plus complet » : telle est l’ambition affichée du parc Astérix, d’après Guy Vassel, le directeur général adjoint du marketing et de la communication. Et pour la réaliser, pas moins de 250 millions d’euros ont été investis. Cette fois-ci, l’idée est de rethématiser les lieux qui plaisaient moins ou qui étaient moins proches du monde d’Astérix. « Il faut rendre hommage à Goscinny et à Uderzo, on essaye de mettre de l'humour, d'avoir ce petit côté irréductible et d'ajouter cette convivialité qui fait la force des Gaulois », explique Guy Vassel. Avec ces refontes, « plus de 50 attractions et spectacles » attendent les visiteurs, et Sud Radio a décidé d’en faire le test.
L’immersion au cœur du projet
La zone a été repensée en profondeur, avec une extension visible. Ce qui frappe immédiatement, c’est le travail sur l’immersion. Les décors ont été retravaillés, la végétation est plus présente, et les jeux d’eau apportent du mouvement, donnant de la vie à l’ensemble. Même si quelques éléments de chantier restent perceptibles en arrière-plan, ils n’empêchent pas de rester plongé dans l’univers.
Très vite, on comprend que cette Égypte ne se limite plus à une simple zone familiale. Elle a été pensée comme un espace complet, capable de s’adresser à tous les publics. Cela se ressent dans la manière dont les attractions s’enchaînent et se complètent.
L’impression de pouvoir toucher les jets d’eau avec ses pieds
L’Envol d’Ibis en est l’exemple le plus parlant. Les anciennes chaises volantes ont été entièrement réinterprétées dans un décor aquatique. En tournant, les enfants ont réellement l’impression de pouvoir toucher les jets d’eau avec leurs pieds, ce qui provoque des réactions immédiates. Ce détail, en apparence simple, rend l’attraction beaucoup plus vivante et explique en grande partie son succès.
Juste à côté, la Descente du Nil remplace l’ancien Oxygénarium avec une rethématisation plus lisible et plus cohérente. L’univers du Nil fonctionne bien, les décors accompagnent mieux l’expérience et l’ensemble gagne en immersion. L’attraction reste accessible, mais elle peut surprendre les plus jeunes par certains mouvements. Nous avons d’ailleurs observé quelques sorties un peu agitées — sûrement très vite oubliées.
Le grand huit inversé : une valeur sûre
Dans cette continuité, SOS Tournevis joue un rôle clé. C’est l’attraction idéale pour toute la famille, avec un bon équilibre entre dynamisme et accessibilité, et surtout un temps d’attente souvent plus raisonnable que sur les attractions les plus exposées.
La montée en puissance de cette Égypte passe aussi par la Tour de Numérobis, qui apporte une autre dimension à l’ensemble. Avec sa hauteur, elle propose une sensation de vol plus marquée et offre une vue dégagée sur la zone, élargissant clairement le spectre des expériences proposées.
Au cœur de cet ensemble, OzIris conserve son rôle de repère. Le grand huit inversé reste l’attraction la plus intense du secteur et attire toujours autant les amateurs de sensations fortes. C’est lui qui apporte le contraste et permet à la zone de proposer une véritable progression dans les niveaux de sensations.
Une respiration nommée Cléopâtre
Cette complémentarité se ressent directement dans la fréquentation. Les flux se concentrent rapidement autour des attractions majeures — l’Envol d’Ibis, la Descente du Nil, la Tour de Numérobis et OzIris — avec des temps d’attente qui peuvent vite grimper.
Dans ce rythme assez dense, le spectacle « Les Offrandes de Cléopâtre » apporte une respiration bienvenue. Installé face à OzIris, il s’intègre naturellement dans la visite et capte facilement l’attention des plus jeunes, même lorsque la météo est moins favorable.
Même si l’ensemble est déjà très cohérent, la transformation n’est pas totalement achevée. L’ouverture prochaine des Comptoirs d’Épidemaïs, en remplacement de l’ancien cirque, viendra finaliser cette évolution et renforcer encore l’unité de la zone.
Entre public familial et amateurs de sensations fortes
Côté organisation, le parc se remplit progressivement dans la matinée, mais passé 13 h, la fréquentation devient nettement plus importante. Les files d’attente s’allongent et la circulation devient moins fluide. Arriver tôt reste clairement la meilleure option pour profiter pleinement de la zone.
Deux réflexes peuvent aussi faire la différence : utiliser l’application officielle du parc, très complète pour suivre les temps d’attente et se repérer, et, si le budget le permet, opter pour un pass Filotomatix. Sur certaines attractions, le gain de temps est significatif.
Au-delà de cette seule zone, le Parc Astérix confirme une évolution de fond. Le parc ne se contente plus d’ajouter des attractions : il construit désormais des univers cohérents, avec un équilibre mieux maîtrisé entre public familial et amateurs de sensations fortes.