Enfin ! Les cours du pétrole chutent comme jamais depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ce qui signifie également que les prix du carburant devraient amplement baisser d'ici quelques semaines. Pour cause : l'accord entre les États-Unis et l'Iran permettant la réouverture du détroit d'Ormuz.
Prix du baril : de 110 à 80 dollars en une nuit
Le prix du baril de Brent (Europe) a enfin chuté en dessous des 85 dollars et celui du WTI (États-Unis) a même frôlé les 80 dollars. Ce sont les deux références du pétrole mondial, et les deux avaient atteint des sommets : bien plus de 110 dollars par baril pendant le conflit. Le prix du baril est donc, désormais, le même qu'avant la guerre.
Mais concrètement, quand verrons-nous la différence à la pompe ?
L'effet n'est pas immédiat mais se fera plutôt sentir sur quelques jours voire quelques semaines. Si le détroit d'Ormuz semble être réouvert - il le sera officiellement le 19 juin, lors de la signature du traité de paix à Genève entre les différentes parties - les pétroliers ne sont pas encore tous libérés. La baisse du prix des carburants à la pompe se fera donc au compte-gouttes, à mesure que les navires transiteront. Et il faut rappeler que le détroit d'Ormuz représente un cinquième du transit pétrolier mondial.
Quelques désagréments avant un vrai retour à la normal
Les analystes invitent tout de même à la prudence, puisque dans une zone qui a été marquée par la guerre, de nombreux facteurs d'incertitude subsistent. La question du déminage, des remboursements par les assurances, de la reconstruction des infrastructures détruites… Si le prix du baril chute, tout ne peut pas revenir à la normale en un claquement de doigts. Une chose est sûre : après des mois de tension, le signal semble enfin être celui de l'apaisement et de la fin de la flambée des prix.