Arnaud Klarsfeld sur CNEWS : « En organisant des grandes rafles, c'est-à-dire en essayant d'attraper le plus d'étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices. ».
Périco Légasse : « On connaît Arnaud Klarsfeld, sa verbe, sa fougue. Et il a utilisé le mot « rafle » pour parler de mesures, pour juguler l'immigration. Et évidemment, cette déclaration défraie la chronique, suscite des émois, des indignations. Ça fait un petit scandale. Est-ce qu'on peut remettre les choses à leur place ? Arnaud Klarsfeld est le fils de Serge et de Beate Klarsfeld.
"Arnaud Klarsfeld peut-il utiliser le mot « rafle » ?"
Il est le petit-fils d'Arnaud Klarsfeld. Il porte le prénom de son grand-père qui fut déporté à la suite d'une rafle à Nice en 1943 et qui est mort en camp de concentration. Alors on se dit : Mais comment Arnaud Klarsfeld peut-il utiliser le mot « rafle » ? On comprend le sujet qu'il soulève, à savoir le peu d'efficacité du gouvernement français pour traiter un sujet qui est l'immigration.
Aux États-Unis, nous avons une décision gouvernementale du président Trump avec l'ICE, la police de l'immigration, et deux énormes tragédies. Deux personnes ont été tuées récemment, une femme et un homme. Cette forme de pratique policière suscite évidemment l'indignation générale.
🎤 Les propos polémiques d'Arno Klarsfeld contre les OQTF
— Sud Radio (@SudRadio) January 26, 2026
🗣️ @perikolegasse :"Sa colère est légitime, mais le mot “rafles” est brutal"
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"Le gouvernement ne prend pas les mesures qu'il faut"
Est-ce qu'on peut dire à Arnaud Klarsfeld que le sujet qu'il soulève est fondé, que sa colère est légitime. Mais que, attention, l'indignation et encore plus l'exaspération sont mauvaises conseillères ? Il s'agit bien entendu de traiter le problème de l'immigration en France, qui est la principale préoccupation des Français. Qui est au cœur du débat politique et qui sera certainement l'enjeu essentiel de la prochaine campagne pour l'élection du président ou de la présidente de la République.
Que pour autant, cette mesure pour réguler l'immigration, avoir une immigration choisie que la France n'accueille que les gens qu'elle peut recevoir, auquel elle peut accorder des conditions dignes de résidence et d'existence, est un enjeu essentiel politique, humain, économique et social. Bien sûr, le gouvernement ne prend pas les mesures qu'il faut.
"C'est l'intérêt de la nation"
Et lorsque le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a pris cette loi, le Conseil constitutionnel est passé derrière en disant que ce n'est pas conforme à la Constitution. Voilà, la France a besoin aujourd'hui, comme aux États-Unis, d'une loi puissante, nette, forte, efficace. C'est l'intérêt de la nation, c'est la préoccupation des Français et c'est une mesure tout à fait républicaine.
La France restera une terre d’accueil. C'est la République des droits de l'Homme, mais qu'elle doit considérer qu'elle ne peut accueillir des gens que si elle assure des conditions de vie décentes et des gens qui acceptent la loi de la France. Et que s'ils viennent s'intégrer, ils acceptent les principes et les valeurs de la République. Donc la colère d'Arnaud Klarsfeld est totalement légitime, elle est fondée, son indignation est tout à fait compréhensible. Peut-être que le mot « rafle » qu'il a voulu en tant que provocation, on le connaît.
Mais il y a la forme dont on s’exprime et le fond du sujet. Aujourd’hui le fon du sujet c’est qu'il faut trouver une solution politique au problème de l'immigration en France et qu'Arnaud Klarsfeld l'a souligné à sa façon, même si le mot qu'il a utilisé est un petit peu brutal. »
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