La sexualité des personnes en situation de handicap est sujet peu évoqué voire tabou. Lorsqu’il est question de handicap, le regard social se focalise d’abord sur ce qui "ne marche pas", souligne d'emblée Salim Ejnaïni, non-voyant, champion de France et vice-champion du monde d'équitation handisport, mais aussi conférencier en entreprise et présentateur télé.
Cette perception peut compliquer la construction d’une relation amoureuse. Trouver un partenaire n’est pas impossible, mais il faut souvent dépasser les représentations qui associent, handicap et absence de vie sexuelle. "Quand on parle de handicap, la première chose que les gens imaginent, c’est ce qui ne fonctionne pas ", explique celui qui a été le premier cavalier non-voyant guidé uniquement par la voix en compétition.
"Il ne faut pas forcément de préliminaires"
Certaines situations de handicap peuvent aussi avoir des conséquences physiques sur la sexualité. Pour autant, cela n'implique pas l’absence de désir ou de plaisir. "On imagine qu’il faut des préliminaires, une pénétration, une éjaculation avec une jouissance. Mais ce n’est pas forcément obligatoire." En effet, la sexualité peut aussi prendre des formes diverses, adaptées aux capacités, aux envies et aux possibilités de chacun.
🏥 "Il faut considérer la maladie mentale comme une vraie maladie"
— Sud Radio (@SudRadio) February 13, 2026
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"On peut avoir du désir et du plaisir autrement"
Le film à succès "Intouchables" a d’ailleurs contribué à montrer au grand public qu’il existe d’autres manières de vivre l’intimité, même en cas de handicap lourd. "Il peut y avoir d'autres moyens" confirme Salim Ejnaïni. Des aides médicales ou techniques peuvent également accompagner certaines difficultés, comme les troubles de l’érection ou le vaginisme. «On peut avoir du désir et du plaisir autrement. Chacun fait comme il veut, et parfois comme il peut », précise-t-il.
"Repenser nos normes et élargir notre regard"
Au-delà des aspects physiques, c’est également le tabou qui pèse. "La personne en face arrive souvent avec ses propres représentations." Pourtant, le handicap ne supprime ni le besoin d’affection ni le droit à l’intimité, "il faut simplement repenser nos normes et élargir notre regard."