Démarré il y a près de quatre semaines, le conflit au Moyen-Orient, s’il dure, risque de porter un rude coup aux ETI, les entreprises de taille intermédiaire (entre 250 et 5.000 salariés, et de 50 millions à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires), par nature très industrielles et consommatrices d’énergie. Elles montrent en tout cas de gros signes de fébrilité. Les effets économiques du conflit s’accentuent un peu plus chaque jour. Interrogés sur leur niveau d’inquiétude pour leur entreprise pour les six prochains mois, plus de la moitié (53,3 %) des dirigeants d’ETI se disent assez ou très inquiets. A l'image de Frédéric Coirier, PDG de Poujoulat et co-président du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire).
Les entreprises de taille intermédiaire représentent plus d’un quart du tissu industriel français. Le dernier baromètre du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire) montre à quel point ces entreprises sont d’ores et déjà impactées par la guerre en Iran.
"Les secteurs liés au transport, à l'emballage et à la plasturgie sont les plus touchés"
"On voit que cela a un impact. L’économie était déjà en ralentissement, analyse Frédéric Coirier, PDG de Poujoulat, co-président du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), au micro de Maxime Lledo sur l'antenne de Sud Radio. Les secteurs les plus directement touchés sont ceux liés au pétrole : le transport, l’emballage, tout ce qui tourne autour de la plasturgie. Un certain nombre de secteurs ont vu leur coût de conteneurs exploser. Ce sont les effets directs."
"Les coûts vont se diffuser à tout ce que l'on peut acheter"
"Mais si la crise vient à se poursuivre, ces coûts vont se diffuser à tout ce que l’on peut acheter. On va probablement voir l’acier, tout ce qui est dépendant de l’énergie, être impacté." Le baromètre réalisé par le METI et la Banque Palatine a consulté 1200 entreprises. Quel est le niveau d’inquiétude ? "On n’en est pas encore à la clé sous la porte, mais cela fait cinq ans qu’on empile les crises successives."
🗣️Frédéric Coirier (mouvement des entreprises de taille intermédiaire) : "On paie plus de charges sur le travail en France ! Réalignons la France sur la moyenne européenne !" #GrandMatin
➡️Suivez le direct : https://t.co/QKa5Efuc2W
☎️Réagissez au 0826 300 300 pic.twitter.com/X7Ete4iwl7— Sud Radio (@SudRadio) March 27, 2026
"Les entreprises de taille intermédiaire ont des carnets de commande moins garnis"
"Les entreprises de taille intermédiaire ont des carnets de commande moins garnis, une visibilité moins forte, analyse Frédéric Coirier, PDG de Poujoulat, co-président du METI. La moitié ont des résultats nettement moins bons cette année que l’année dernière. Elles ont subi une crise énergétique massive du fait du conflit ukrainien il y a trois ans. À l’époque, on pouvait monter les prix. Aujourd’hui, c’est plus difficile."
"On n’attend pas des aides de l’état, mais un écosystème économique favorable"
Le gouvernement va-t-il dans la bonne direction ou faut-il en demander plus à l’Etat ?"La plupart des entreprises ont anticipé sur l’électricité. On n’attend pas des aides de l’état, mais un contexte, un écosystème économique favorable. Au moins aligner la France sur la moyenne européenne."
Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Maxime Lledo
Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique”Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !