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"Dissuasion avancée" : La Finlande rejoint le parapluie nucléaire français

Par Estelle Solari

Face à la menace russe, la Finlande quitte sa neutralité. Pour renforcer sa défense, elle devient le 10e partenaire européen à s'associer au projet de dissuasion nucléaire lancé par la France début 2026. Objectif ? Organiser des exercices conjoints. Le contrôle de l'arme nucléaire reste tout de même en France.

La Finlande est le 10e pays à rejoindre la "dissuasion nucléaire" avancée française.
La Finlande est le 10e pays à rejoindre la "dissuasion nucléaire" avancée française. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

La Finlande a annoncé ce 14 septembre 2026 rejoindre l’initiative française de "dissuasion nucléaire avancée". Elle rejoint ainsi le programme de "dissuasion avancée" lancé début 2026 par Emmanuel Macron. Paris et Helsinki devront créer dans les prochains mois, un groupe de pilotage nucléaire pour organiser cette coopération.

Un double rempart face au voisin russe

Une initiative lancée afin de renforcer la défense contre la menace venant de l'Est. "Cela signifie que nous diversifions notre dissuasion", a déclaré le président finlandais, Alexander Stubb, lors d’une conférence de presse. Pour autant, cette dissuasion nucléaire ne remplace pas l’OTAN, principal rempart face aux prétentions territoriales de Vladimir Poutine. La Finlande participera à des consultations stratégiques, à des exercices et à une coopération autour de la dissuasion française.

La France, seule détentrice de l'arme nucléaire

Les neuf autres pays participants sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède, le Danemark et la Norvège. La France garde la main : elle seule peut décider d’employer l’arme nucléaire. Les conditions sont claires : nul partage d’arsenal ni de codécision. Aucun stationnement d’armes nucléaires françaises en Finlande en temps de paix n’est prévu.

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