La gauche suédoise n’a eu aucun scrupule à affronter de face la question de l’immigration. Suite aux élections législatives, gauche et droite sont au coude à coude.
Immigration : un virage à 180° de la gauche suédoise
On se souvient qu’en 2015, le gouvernement social démocrate avait accepté l’arrivée de 160.000 demandeurs d’asile, pour un pays de 11 millions d’habitants. Puis la gauche suédoise avait opéré un virage à 180°. "Il y a eu une vraie conversion de la social démocratie suédoise à ce sujet, résume Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. En 2015, la Suède a fait partie des principaux pays en matière de réception de la grande crise des migrants."
"Par rapport à son nombre d’habitants, la Suède a reçu quinze fois plus de demandeurs d’asile que la France. Elle a par exemple reçu énormément de Syriens. Cette vague migratoire a déstabilisé assez profondément la société suédoise. Dans les années qui ont suivi, et encore plus depuis quatre ans, avec un gouvernement d’union des droites, des mesures restrictives ont été prises."
🇸🇪 En Suède, pourquoi la gauche a-t-elle dit stop à l’immigration ? #GrandMatin
🗣️Des critères plus stricts sur le regroupement familial, une volonté de faciliter le retour des clandestins... Les explications de @NPM_OID
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— Sud Radio (@SudRadio) September 15, 2026
La gauche suédoise en a tiré des conclusions
"Elles ont été à la fois assez efficaces et très populaires, souligne Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, sur l’antenne de Sud Radio. La gauche suédoise en a tiré les conclusions ces dernières années." Un de ses leaders a même parlé de « fermer robinet pendant au moins quinze ans ». "L’intégration a été mise sous condition, notamment avec l’apprentissage obligatoire du suédois. Il y a des exigences plus fermes en termes d’intégration, des critères plus restrictifs sur le regroupement familial."
"Il y a aussi une volonté de faciliter le retour des clandestins, mais aussi d’étrangers en situation régulière mais qui ne sont pas intégrés. Notamment sur le plan économique. Il y a aussi eu une volonté de restriction de l’asile. L’an dernier, la Suède a reçu trois fois moins de demandes d’asile que la France, par rapport à son nombre d’habitants."
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