singlesud.php

Ghislain Coutard, premier Gilet jaune : "ça risque d'être moins pacifique qu'en 2018..."

Par La rédaction

ENTRETIEN SUD RADIO - Alors que la grogne monte notamment en raison de la flambée du prix de l'essence, Ghislain Coutard, Gilet jaune de la première heure, estime que toutes les conditions sont réunies pour un remake huit ans plus tard.

gilets jaunes
(Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Le 24 octobre 2018, l'Audois Ghislain Coutard postait une vidéo sur Facebook appelant à poser sur son tableau de bord de la voiture un gilet jaune, en signe de protestation et de ralliement contre la hausse des carburants. Sans savoir à l'époque qu'il avait devenir le symbole des Gilets jaunes". 

Huit ans plus tard, de nombreux messages et séquences vidéo partagés sur TikTok, YouTube et X appellent à une mobilisation nationale le samedi 17 octobre 2026. La date choisie contient une forte charge symbolique, faisant écho au 17 novembre 2018, journée fondatrice des rassemblements sur les ronds-points. Cet appel émerge dans un climat social tendu par la hausse continue des prix de l'énergie et des carburants, ainsi que par les annonces de hausses des tarifs du gaz prévues pour l'automne.

Alors que la colère monte, le mouvement des gilets jaunes va-t-il repartir ? Les conditions sont-elles les mêmes qu’il y a huit ans ?

"Les conditions sont pires et catastrophiques"

"Elles sont pires, elles sont catastrophiques : c'est la cata complet", estime Ghislain Coutard au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Alors que parfois le prix de l’essence atteint maintenant les 2,50 € le litre, le mouvement peut-il repartir ? "Il y a pas mal de bruit sur les réseaux sociaux. J’entends que ça veut bloquer les stations-services. Mais si cela ressort dans la rue, cela risque de ne pas être le même mouvement."

Ca passe ou ça casse

"Je pense que ça va déborder immédiatement... ou bien il ne va rien se passer ! C’est un peu du poker. Soit l’on va encore laisser passer, patienter, soit cela va vraiment déborder. Cela risque d’être moins pacifique qu’avant."

"Les premiers Gilets jaunes avaient raison"

"Il y a un dégoût. Les gens ont compris avec beaucoup de retard que ce gouvernement était un échec total", estime Ghislain Coutard, Audois à l'origine du symbole des Gilets jaunes, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Il y a huit ans, ce mouvement incroyable avait vu poindre des promesses. Mais en a-t-on tenu compte ? "Les premiers Gilets jaunes avaient raison. C’est un gouvernement qui nous a complètement humilié."

Sabotage et neutralisation des stations-services ?

La classe moyenne, les classes populaires, les gens simples sont-ils les oubliés de ce président et de ce gouvernement ? "Nous avons servi d’entrainement aux, forces de l’ordre. La justice a été implacable. C’était plus facile que face à la délinquance actuelle. Il y a deux poids deux mesures. Mais si cela repart, ce sera plus du sabotage, neutraliser toutes les stations-services. Ce sera un tout autre mouvement. Maintenant, il ne faut plus avoir peur de la prison."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
22H
21H
20H
19H
18H
17H
16H
Revenir
au direct

À Suivre
/