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Collision ferroviaire en Espagne : au moins 64 morts et 80 blessés

Par Estelle Solari

L'Espagne déplore au moins 46 morts dans une collision ferroviaire majeure, survenue ce mercredi 28 octobre au matin entre Madrid et Séville. Le bilan final s'annonce très lourd.

L'Espagne compte plus de 50 morts dans un accident de train ce 28 octobre 2026.
L'Espagne compte plus de 50 morts dans un accident de train ce 28 octobre 2026. ( BURAK AKBULUT / Anadolu via AFP)

Une collision entre deux trains s'est produite en Espagne sur le réseau ferroviaire Adif, ce 28 octobre 2026. Un drame mortel survenu sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie. C’est là qu’une autre catastrophe avait déjà eu lieu en janvier, faisant 46 morts.

Second accident ferroviaire majeur pour l’Espagne en 2026

Les deux trains reliant Madrid à Séville transportaient plus de 500 passagers : 147 personnes dans le train Iryo et 397 dans l'AVE de la Renfe. C'est le 2ème accident ferroviaire majeur cette année pour l’Espagne, après la catastrophe d'Adamuz où deux trains étaient entrés en collision à plus de 200 km/h… Et ce, à moins de 250 km des lieux du crash de ce mercredi. Même ligne, même pays, 2026 est une année sombre pour l’Espagne.

Un premier bilan très lourd

La Protection civile confirme la mort d'au moins 64 personnes et environ 80 blessés, dont 50 en état grave. A 8h54, la collision a provoqué le déraillement de plusieurs voitures près de Tolède. Dans un communiqué, le bilan officiel des autorités de la région Castille-La-Manche fait lui, état d'au moins 30 décès.

L'hypothèse de l'erreur humaine

La piste privilégiée tend vers une malheureuse erreur humaine. Un peu plus tôt dans la matinée, suite à la défaillance du système de sécurité, les trains circulant dans la zone avaient été immobilisés avant de recevoir l'ordre de redémarrer. Le train Iryo, lui, n'a pas pu s'exécuter, restant à l'arrêt.

Les premières analyses révèlent qu’un opérateur du centre de contrôle d'Atocha a donné par erreur l'ordre de repartir au train Renfe, alors que l'Iryo bloquait la voie. Le train est alors entré en collision par l'arrière à une vitesse encore indéterminée, provoquant l'accident. Des sources au sein du gouvernement, rappellent tout de même qu'une enquête est en cours. La piste reste une hypothèse.

Après le drame, le traumatisme des rescapés

« Il y avait des morts dans notre wagon », raconte un passager sous le choc. Les cinq minutes après le drame ont été terrorisantes. Bloqués dans le train, parfois même, entravés par un gros objet métallique ayant traversé la carcasse du véhicule, les passagers ont « finalement réussi à ouvrir une porte et à sortir… Je ne comprends pas comment de telles choses arrivent ».

L'Espagne se coordonne face à l'urgence

Face au drame, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, " reste en contact permanent avec le ministre des Transports et le président de Castille-La Manche. » Les services d’urgence travaillent également sur le terrain. Venus en renfort, ministère de l'Intérieur espagnol a déployé l’Unité militaire d'intervention d'urgence (UME). En parallèle, le plan territorial d’urgence de Castille-La Manche a été déployé.

Iryo, exploitant de l'un des trains impliqués dans l'accident, a déclenché "tous les protocoles d'urgence et travaille en étroite collaboration avec les autorités compétentes pour gérer la situation. » Au moins trois de ses voitures sont tombées d'un remblai après le choc. La Renfe, elle, annonce ouvrir une cellule de crise de soutien aux familles des victimes et "recueille des informations afin d'évaluer l'ampleur de l'accident". Les deux compagnies ont activé des numéros d'assistance.

Un appel au don de sang pour transfuser les blessés

Monica Garcia, ministre de la Santé, redoute "une tragédie importante". La priorité reste de "sortir les gens le plus vite possible", notamment des wagons qui ont déraillé. Pour sauver les blessés, le Centre communautaire de transfusion sanguine de Madrid a lancé un "appel urgent aux dons de sang face à une possible augmentation imprévue des besoins de soins de santé", pour tous les groupes sanguins.

Face à l'ampleur du drame, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a indiqué que Bruxelles suivait la situation avec l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA) et restait en contact avec les autorités espagnoles. La Commission a proposé « toute l’aide nécessaire ».

Le président de la République, Emmanuel Macron, a lui, exprimé sa solidarité au pays voisin sur X. "Terrible drame ferroviaire en Espagne. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, aux nombreux blessés ainsi qu’à l’ensemble des équipes mobilisées dans les opérations de secours. "

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