La soirée de dimanche a été marquée par l’un des accidents ferroviaires les plus graves qu’ait connus l’Espagne depuis des années. Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision près d’Adamuz, en Andalousie, dans le sud du pays. Selon un nouveau bilan communiqué lundi matin par le ministère de l’Intérieur espagnol, au moins 39 personnes ont perdu la vie, contre 21 annoncées initialement, et 25 blessés graves.
L’accident s’est produit vers 19h45, à environ 200 kilomètres au nord de Malaga. Un porte-parole de la Guardia Civil a d’abord évoqué « cinq morts », avant que les secours andalous ne confirment un nombre bien plus élevé de victimes, ainsi que de nombreux blessés. Plusieurs passagers sont restés coincés dans les wagons déformés par la violence du choc, compliquant les opérations de sauvetage.
Un déraillement suivi d’une collision frontale
Selon les premières informations fournies par Adif, le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, le train de la compagnie Iryo, parti de Malaga en direction de Madrid, aurait déraillé près d’Adamuz. Le convoi aurait alors empiété sur la voie adjacente, au moment même où arrivait un train de la compagnie Renfe, en provenance de Huelva.
Le choc a été d’une extrême violence. Les deux trains ont déraillé, et les deux premiers wagons du train Renfe ont été projetés hors des rails. Les images relayées sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts et de la difficulté des secours à accéder aux zones les plus touchées.
Des réactions officielles face à une catastrophe nationale
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a rapidement réagi sur X, soulignant la gravité de la situation : « Les dernières informations sont très graves. Les derniers wagons du train Iryo, qui se dirigeait vers Madrid, ont déraillé et se sont retrouvés sur la voie opposée, empruntée par un train Renfe en direction de Huelva. Le choc a été terrible. »
Les autorités locales et nationales ont immédiatement déclenché un plan d’urgence, mobilisant équipes médicales, pompiers, unités de désincarcération et hélicoptères. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du déraillement initial, qui semble être à l’origine de la catastrophe.
Une tragédie qui secoue l’Espagne
Alors que les opérations de secours se poursuivent et que le bilan pourrait encore évoluer, l’Espagne est sous le choc. Les familles des victimes ont été prises en charge dans plusieurs centres d’accueil, tandis que les autorités appellent à la prudence et à éviter la zone de l’accident.
Ce drame relance également le débat sur la sécurité ferroviaire, notamment sur les lignes à grande vitesse du pays, pourtant réputées parmi les plus sûres d’Europe.