A chaque élection municipale son lot de personnalités issues de la société civile. Et en particulier, du monde du spectacle, du divertissement ou des médias qui usent de leur notoriété pour briguer une mairie ou figurer sur une liste. Tour d'horizon des personnalités qui devraient faire le buzz lors de élections municipales 2026.
Rémi Gaillard à Montpellier :
Humoriste, vidéaste et militant français de la cause animale, Rémi Gaillard s'est rendu célèbre avec ses vidéos burlesques et autres impostures virales sur Youtube et les réseaux sociaux, ainsi qu'avec son slogan : « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui ». Une punchline qui devrait revenir en boomerang puisqu'après les élections municipales de 2020 où il avait touit de même obtenu près de 10% des voix au 1er tour, le trublion a décidé de remettre ça le 15 mars. « Sans étiquette », il souhaite cette année représenter les citoyens considérés non représentés voire sous-estimés par les partis traditionnels avec la ferme intention de « dégager la majorité en place ». Habitué à faire le buzz, il a déjà fait sensation en taclant verbalement et sèchement le maire sortant, le socialiste Michaël Delafosse, qui est resté sans voix. Comme un vieux briscard.
Koxie à Paris :
Chanteuse des années 2000 qui a connu son heure de gloire avec le titre Garçon, Koxie - de son vrai nom Laure Cohen -, a décidé d'entrer en politique active et de rejoindre la campagne de Sarah Knafo, candidate de Reconquête, en devenant tête de liste dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. Koxie affirme ne pas vouloir devenir une femme politique au sens classique du terme. Elle se dit « apolitique » et motivée surtout par des sujets concrets du quotidien, comme la circulation ou le stationnement à Paris. Elle insiste sur le fait qu’elle ne court pas après un “agenda partisan” mais veut représenter une parole locale. Cependant, sa candidature s’inscrit bien dans une dynamique politique structurée autour de Sarah Knafo et de Reconquête, parti classé à l’extrême droite sur l’échiquier politique français, ce qui suscite des réactions et critiques dans le débat public.
Un maire qui baisse les yeux, c’est rarement pour faire face à ses responsabilités.
— Rémi Gaillard (@nqtv) February 24, 2026
Premier extrait du débat face au maire PS @MDelafosse. Je l’ai interrogé sur la sécurité et l’exemplarité.
Mon programme sécurité en commentaire 👇 pic.twitter.com/XOM1Z1Kyhs
Gérard Holtz à Nice :
Figure emblématique du journalisme de sport français durant une quarantaine d'années, Gérard Holtz, pur titi parisien mais résident niçois depuis sa retraite officielle de France Télévisions et son union avec Muriel Mayette Holtz, directrice du Théâtre national de Nice, a décidé de s’engager en politique locale. A 79 ans, « Gégé » figure sur la liste Horizons du maire sortant, Christian Estrosi. Une intégration stratégique en vue de la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. Nice sera un centre névralgique pour certaines épreuves et cérémonies, et certains dossiers pourraient être confiés à l'ancien présentateur de Stade 2.
Bruno Gaccio à Paris :
Ancien auteur historique des Guignols de l’info ou encore chroniqueur pour l'émission culte de Canal + Nulle part ailleurs, Bruno Gaccio est tête de liste pour La France insoumise dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, dont le poste de maire sera brigué par Sophia Chikirou . Il se présente ainsi comme « candidat d’une gauche plus radicale », dans un contexte électoral très compétitif qui rassemble plusieurs grandes forces politiques. Son engagement politique ne date pas d’hier puisqu'il a été cofondateur du Collectif Roosevelt en 2012, mouvement citoyen visant à proposer des réformes progressistes, puis cofondateur du parti Nouvelle Donne en 2013. Avant de rejoindre en 2021, le Parlement de l’Union populaire, formation proche de Jean-Luc Mélenchon. La présence de Bruno Gaccio dans cette campagne ne passe pas inaperçue. Lors d’un live sur les réseaux sociaux fin février, il s’est retrouvé au cœur d’une polémique après avoir fait des commentaires très polémiques et provocateurs sur le décès de Quentin Deranque, suscitant des critiques dans les médias et de vives réactions sur les réseaux sociaux.
🇫🇷 Bruno Gaccio sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque : "C’est une tristesse absolue pour sa famille qui a dû découvrir le même jour que leur enfant était mort (…) et qu’en plus, c’était un gros connard". pic.twitter.com/fHrrnKXKdN
— AlertesInfos (@AlertesInfos) February 25, 2026
« Jérôme le Catalan » à Arles-sur-Tech :
Passé à deux doigts de la victoire dans l'édition 2025 de Koh-Lanta, Jérôme Molas alias « Jérôme le Catalan » fait partie des personnalités médiatiques présentes sur des listes locales à l'occasion des élections municipales qui auront lieu à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales). Mais son engagement politique ne date pas d'hier puisqu'il occupe depuis quatre ans le poste de premier adjoint au maire. Mais à l'instar de l'émission de TF1 où il s'était révélé être un leader naturel doté de certaines valeurs, « Jérôme le Catalan » conduira sa propre liste dans sa commune.
Denise Fabre à Nice :
Célèbre speakerine et animatrice, et ancienne grande voix de la télévision française, Denise Fabre a décidé à bientôt 84 ans de faire à son « come back » en politique. Déjà présente sur la liste de Christian Estrosi en 6e position lors des municipales de 2008, cette azuréenne avait alors été élue conseillère municipale. Elle avait ensuite exercé les fonctions d’adjointe au maire chargée du rayonnement de la ville, puis continué à figurer sur les listes successives (notamment en 2014) avant de s’effacer en 2020. Pour les élections municipales de mars 2026, elle a accepté de figurer de nouveau sur la liste du maire sortant. Sa présence dans l’équipe d’Estrosi vise à conférer à la liste une image d’ouverture à la société civile et à mobiliser une partie de l’électorat sensible aux personnalités connues hors du champ politique traditionnel.