Alors que la France fait face à un épisode de canicule inédit, les professionnels du bâtiment alertent sur les conséquences de ces fortes chaleurs pour l'activité des chantiers. Le secteur demande au gouvernement la mise en place de mesures d'accompagnement.
Le BTP réclame l'interdiction des pénalités de retard
Le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) a demandé, mardi, l'interdiction des pénalités de retard sur les chantiers du BTP. "On adapte nos horaires, on adapte le fait d'avoir une cadence moins importante, et c'est normal, car priorité à la santé de nos salariés. Mais il faut que les maîtres d'ouvrage comprennent aussi que les chantiers se dérouleront peut-être un petit peu moins vite que normalement", a déclaré Frédéric Carré sur franceinfo.
"Comment pourrons-nous rémunérer les salariés si nous n'avons plus d'activité ?"
Au micro de Sud Radio, Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, appelle lui aussi à des actions concrètes du gouvernement : "Il nous faudra un décret, car si l'on nous demande de ne pas travailler l'après-midi, vous comprenez bien que, si nous ne pouvons faire effectuer à nos salariés que 7 à 8 heures de travail par jour, comment pourrons-nous les rémunérer si nous n’avons plus d’activité ? Il faudra donc qu’un dispositif d'activité partielle soit mis en place, porté conjointement par le gouvernement et les entreprises".
9 morts en 2025
En période de canicule, les salariés du BTP sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs : coups de chaleur, malaises, déshydratation ou encore insolations. En 2025, Santé publique France a recensé 9 accidents du travail mortels possiblement liés à la chaleur durant l'été. Depuis 2024, la canicule est devenue un nouveau motif de chômage technique pour les salariés du BTP.