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Angèle Hug, un double courant pour une seule ambition

Par Laura Pierre

PORTRAIT SUD RADIO – Tout au long de l'opération "Sport Féminin Toujours" de l'ARCOM qui a débuté le 24 janvier jusqu'au 1er février, Sud Radio vous invite à découvrir chaque jour le portrait d'une femme au parcours inspirant, à la trajectoire inouïe, exemplaire ou résiliante. Aujourd'hui, celui d'Angèle Hug, vice-championne olympique de kayak cross qui mène de front une carrière de sportive de haut niveau et d'entrepreneuse.

Angèle Hug / Jeux olympiques de Paris / Kayak / Sport
France's kayak cross silver medallist Angele Hug poses for a portrait during a photo session at the Champions Park at the Trocadero in Paris on August 6, 2024 during the Paris 2024 Olympic Games. (Photo by THIBAUD MORITZ / POOL / AFP)

Comme un poisson dans l'eau. Née en Ardèche le 30 juillet 2000, Angèle Hug découvre le canoë-kayak dès l'enfance. À 6 ans, portée par l'exemple de son grand frère et les rivières qui l'entourent, Angèle Hug tombe vite dans le grand bain. Repérée sur les courses locales, elle rejoint le Pôle Espoir de Pau, où elle poursuit en parallèle des études en Staps. Les résultats ne tardent pas à suivre : en 2021, elle est sacrée championne du monde par équipes chez les moins de 23 ans. Les saisons suivantes confirment son potentiel avec plusieurs podiums, avant de tutoyer le Graal en 2024 : les Jeux Olympiques de Paris, où elle s'offre une médaille d'argent. Dans la foulée, elle marche sur le toit du monde et décroche l'or aux Mondiaux de canoë-kayak en Australie. La consécration.

Angèle Hug sacrée championne du monde de slalom (canoë-kayak), en Australie, le 4 octobre 2025 (Photo par Saeed Khan / AFP).
Angèle Hug sacrée championne du monde de slalom (canoë-kayak), en Australie, le 4 octobre 2025 (Photo par Saeed Khan / AFP).

« La préservation de l'eau est essentielle »

Angèle Hug fait partie de cette nouvelle génération d'athlètes pour qui la réussite ne se résume plus à une médaille autour du cou. Mais se conjugue au pluriel, avec un double projet mené de front. En juillet 2025, la kayakiste se jette à l'eau de l'entrepreneuriat et lance sa marque de vêtements « GIVE ME A HUG », clin d'œil à la fois à son nom et à l’expression anglaise « fais-moi un câlin ». Un projet qui va bien au-delà du textile. « Ce n'est pas seulement une marque de vêtements, c'est un mouvement », explique-t-elle.

Angèle Hug, portant un tee-shirt de sa marque « GIVE ME A HUG » (capture d’écran Instagram @angelehug_).
Angèle Hug, portant un tee-shirt de sa marque « GIVE ME A HUG » (capture d'écran Instagram @angelehug_).

L'objectif : fédérer une communauté engagée autour de la protection de l'eau et de l'environnement. Invitée de l'émission Champions sur Sud Radio, l'Ardéchoise justifie son engagement : "C'est une cause qui nous touche profondément en tant qu'athlètes, notamment dans le canoë-kayak, mais aussi dans l'ensemble des sports aquatiques. La préservation de l'eau est essentielle, autant pour notre pratique sportive que pour l'avenir de la planète ».

« Le département de l'Ardèche dans le cœur »

Sa marque puise directement son inspiration dans ses racines ardéchoises, terre à laquelle Angèle Hug est profondément attachée. « J'en parle tout le temps. C'est un super territoire, j'ai le département dans le cœur ». C'est d'ailleurs dans son village natal, aux Ollières-sur-Eyrieux, qu'elle a lancé officiellement sa marque. Un lieu symbolique, où elle était déjà revenue pour fêter sa médaille olympique. « Les premiers supporters auxquels j'ai pensé, c'étaient les Ardéchois », tel un retour aux sources. Simple et épurée, sa marque propose des tee-shirts, des casquettes et des bobs, et reverse 10% de ses bénéfices à l'association de protection des océans Surfrider.

« Je me fie à mon instinct »

Entre sa carrière sportive, son engagement entrepreneurial et son activité militante en faveur de l'environnement, Angèle Hug avance avec la même détermination que sur l'eau, tout en restant consciente de ses limites. "Ce n'est pas mon métier, j'ai encore beaucoup à apprendre et à me former », reconnaît-elle. Une exigence personnelle héritée du sport de haut niveau. « Pour développer quelque chose qui me ressemble vraiment, il faut que je me fie à mon instinct. En tant qu'athlète, on ne peut pas créer quelque chose qui ne nous ressemble pas ». Son prochain défi ? Les JO 2028, qu'elle veut relever avec autant d'énergie et de motivation. Pour sortir la tête de l'eau et soulever, cette fois-ci, des montagnes.

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