La taxe de 2 euros sur les petits colis venus de Chine pouvait sembler une idée. Mais elle était facile à détourner. De quoi en faire un enfer économique, mais aussi écologique…
Petit colis : un acteur français dans la tourmente
Cette taxe visait clairement des plateformes comme Temu, Shein ou AliExpress. Elle concernait tous les colis arrivant en France par avion. Résultat : les spécialistes du dédouanement des colis à Roissy ont vu leur chiffre d’affaires s’effondrer littéralement. "Cela a eu impact total sur notre activité, constate Frédéric Campagnac, fondateur et PDG de Clevy Links, société de dédouanement des colis, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Nous n’avons plus un seul colis dédouané depuis le 1er mars. Plus un colis d’e-commerce. Nous sommes un acteur spécialisé depuis une quinzaine d’années."
"Nous étions devenus le leader en France, notamment en reprenant des volumes venus de Belgique et des Pays-Bas. Il n’y avait que deux acteurs français, La Poste et nous. Il a fallu que l’on travaille très dur avec l’aéroport et les compagnies aériennes pour rapatrier pas mal de volume sur la France. Le balancier s’est entièrement retourné, et tout ce que nous avions bâti est reparti." A-t-il rencontré le ministre du commerce, Serge Papin ? "Pour le moment, je n’en ai pas eu l’occasion. Je pense même qu’ils sont très gênés de me rencontrer. J’ai juste rencontré son conseiller."
📦Taxe petits colis : ce chef d'entreprise perd 95% de son activité après la loi anti Shein et Temu
🗣️"On n'a plus un seul colis en dédouanement depuis le 1er mars. Le ministre @SergePapin_rf serait gêné de me rencontrer" #GrandMatin
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Les avions cargos chinois sont partis
"Les objectifs de la taxe étaient tout-à-fait louables, et nous sommes un acteur des objectifs qu’ils recherchaient. Notre problème n’est pas la taxe, mais qu’elle soit appliquée seulement en France." En effet, désormais, les avions cargos chinois atterrissent ailleurs en Europe… et les colis prennent la route ! "J’ai vu sur des images prises à Liège les avions d’une compagnie aérienne qui, avant, atterrissaient à Roissy. Il y a eu un départ quasi total des avions cargos chinois pour les autres pays européens."
Son entreprise va-t-elle pouvoir survivre à cette situation ?"Cette taxe est censée être temporaire jusqu’en novembre, quand l’Union Européenne devrait mettre en place une taxe équivalente, rappelle Frédéric Campagnac, fondateur et PDG de Clevy Links, sur l'antenne de Sud Radio. Le coût de la taxe est de 2 euros, le surcoût en camion par article est de un centime maximum…"
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