Marseille
Le second tour marseillais a peut-être basculé ce mardi midi avec l’annonce du retrait de Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise, laissant ainsi le maire sortant Benoît Payan seul à gauche face au RN et à Franck Allisio. Le député, arrivé en troisième position dans plusieurs secteurs, a officialisé sa décision en invoquant la nécessité d’un front commun contre l’extrême droite. « Nous sommes, face au RN, le plus solide rempart », a-t-il déclaré. Le candidat LFI à Marseille a confirmé qu’il retirait sa liste « pour ne laisser aucune chance à l’extrême droite », appelant à un « front antifasciste » dans les secteurs les plus disputés. Une décision qui reconfigure profondément le rapport de force local, alors que le RN espère capitaliser sur sa progression dans plusieurs arrondissements.
Paris
Au lendemain de la décision du candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, d'opérer une fusion de sa liste avec celle de la candidate LR et MoDem Rachida Dati et de se retirer de la course à l'Hôtel de ville, Sarah Knafo (Reconquête) a également décidé de se retirer de la partie « pas pour Rachida Dati, mais pour Paris » a-t-elle précisé, et « pour nous donner toutes les chances de battre la gauche ». En se retirant, Knafo clarifie le paysage à droite et laisse à Rachida Dati l’espace nécessaire pour tenter de rassembler un électorat fragmenté et s'emparer dimanche de la mairie de Paris face à la liste du candidat de la majorité municipale sortante menée par Emmanuel Grégoire.
En revanche, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la maire de Paris, a appelé ce mardi l'Insoumise Sophia Chikirou pour lui signifier son refus d'alliance, comme elle le lui avait proposé.
🚨 Municipales : Sébastien Delogu se retire à Marseille, Sarah Knafo aussi à Paris ? 🇫🇷
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Lyon
LFI a rejoint dès lundi la liste du maire sortant Grégory Doucet en vue du second tour des municipales. "Une fusion technique", qui ne prévoit pas d'adjoints LFI dans le prochaine exécutif, ni fusion des programmes, a précisé la candidate de la France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, qui pourrait peser lourd dans la balance après un 1er tour qui a tordu le cou à tous les sondages, avec un Grégory Doucet qui a viré en tête dimanche avec 37,36% des suffrages, juste devant son grand rival, Jean-Michel Aulas qui n'a « que » obtenu 36,78%.
Toulouse
Les principaux candidats de gauche ont rapidement scellé une liste d'union ou plus précisément « un accord technique » en se répartissant les rôles, avec l'Insoumis François Piquemal à la mairie et le socialiste François Briançon à la métropole, afin de tenter de détrôner du Capitole le maire sortant DVD Jean-Luc Moudenc, en tête du 1er tour avec 37% des suffrages, tandis que la liste LFI avait créé la surprise en arrivant en 2e position avec 27,5%) devant celle de l'union PS-Ecologistes-Place publique (25%). Sur le papier, cette gauche élargie peut remporter la Ville rose.
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Strasbourg
Distancée par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann (de 1989 à 97 puis de 2000 à 2001), la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian, a conclu lundi un accord avec LFI. De son côté, l'ancienne ministre de la Culture de retour sur le devant de la scène à 75 ans, a enregistré le ralliement de Pierre Jakubowicz, candidat Horizons soutenu par Renaissance, au détriment du candidat LR Jean-Philippe Vetter.
Lille
Arrivé troisième au 1er tour, l'écologiste Stéphane Baly a annoncé hier s'allier avec le maire socialiste sortant, Arnaud Deslandes, arrivé en tête avec 26,26% des voix devant la candidate LFI Lahouaria Addouche (23,36%), laissant cette dernière désormais isolée. Le retour de l'alliance PS-Verts à Lille dégage la voie du beffroi pour Arnaud Deslandes, 43 ans, qui mène cette année la première campagne municipale sur son nom, après avoir occupé de nombreux postes dans le cabinet puis l'équipe municipale de Martine Aubry.
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Nantes
A Nantes, la maire socialiste sortante Johanna Rolland a conclu un accord avec La France insoumise en vue du second tour des municipales, après un 1er tour très serré face à la droite. Arrivée en tête dimanche avec 35,24 % des suffrages, elle devance de peu Foulques Chombart de Lauwe, candidat Les Républicains allié aux centristes, qui a obtenu 33,77 %.
Poitiers
Arrivée en tête au 1er tour, la maire sortante écologiste de Poitiers Léonore Moncond'huy et le candidat Insoumis, allié aux communistes, Bertrand Geay, ont annoncé ce mardi la fusion de leurs listes pour le second tour des municipales. Au premier tour, l'élue verte avait obtenu 26,41% des voix, contre 23,90% pour Anthony Brottier, ancien macroniste aujourd'hui sans étiquette et classé au centre gauche, et 14,05% pour M. Geay.
Biarritz
Arrivé légèrement en tête du 1er tour à Biarritz avec 26,68% des voix, la légende du rugby français, Serge Blanco, a fusionné ce mardi sa liste avec celle du candidat de centre-droit Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde (arrivé 4e avec 13,11%), qui l'opposera à la maire sortante LR Maider Arosteguy (arrivée 2e avec 26%) et à une alliance de la gauche et du centre.