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Algérie : 7 ans de prison ferme contre le journaliste Christophe Gleizes

Emprisonné depuis le mois de juin, le journaliste Christophe Gleize, qui comparaissait aujourd’hui devant la justice algérienne, a été condamné à une peine de 7 ans de réclusion.

Christophe Gleizes / France / Algérie / Boualem Sansal
SO PRESS-RSF / COURTESY OF THE GLEIZES FAMILY/AFP/Archives

Alors qu'une peine de 10 ans avait été requise dans l'après-midi, le tribunal de Tizi Ouzou a confirmé en appel l'emprisonnement et la condamnation à sept ans de prison ferme pour le journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis sa condamnation fin juin pour "apologie du terrorisme".

Gleizes demande "pardon"

Emprisonné en Algérie depuis cet été, Christophe Gleizes a exhorté mercredi à la "clémence" la Cour d'appel de Tizi Ouzou, juste avant que le parquet ne réclame un alourdissement à dix ans de sa première condamnation. A la barre, l'accusé de 36 ans, condamné à sept ans de prison en première instance, a demandé "pardon", reconnaissant avoir fait "beaucoup d'erreurs journalistiques malgré (ses) bonnes intentions", selon un journaliste de l'AFP présent dans la salle où se trouvaient aussi la compagne et les parents du reporter.

M. Gleizes a notamment reconnu qu'il aurait dû demander un visa de journaliste et pas de touriste avant de partir en reportage en Algérie. "L'accusé n'est pas venu en Algérie pour accomplir un travail journalistique mais (pour commettre) un acte hostile", a affirmé le magistrat qui n'a pas été identifié.

Accusé d'"apologie du terrorisme"

Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes, 36 ans, s'était rendu en Algérie pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 km à l'est d'Alger.

Selon RSF, il avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire, pour être entré dans le pays avec un visa touristique, pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l'intérêt national ».

La justice lui reprochait d'avoir été en contact avec un dirigeant de la JSK, qui était également l'un des responsables du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), classé terroriste par les autorités algériennes en 2021.

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