L’affaire Epstein va-t-elle finir par rattraper Donald Trump ? C’est du moins ce que l’on peut penser au vu de l’engagement pris par le ministère de la Justice américain. En effet, le Département de la Justice (DOJ) s’est engagé ce jeudi à réexaminer les documents du dossier Epstein concernant le président américain.
Une annonce qui survient après les accusations de la radio publique NPR, qui affirmait en début de semaine que le ministère de la Justice, dirigé par des fidèles du président, aurait empêché la publication de documents liés à Donald Trump. Selon NPR, plusieurs documents évoquant les accusations contre Jeffrey Epstein et mentionnant Donald Trump ont également été retirés de la base de données publique. Certains de ces fichiers mentionnaient notamment des accusations d’agression sexuelle sur mineure.
Des documents non publiés qui figuraient dans les notes de la police fédérale
Mercredi, le New York Times est allé encore plus loin en rapportant que plusieurs documents non publiés figuraient dans les notes de la police fédérale, résumant les interrogatoires effectués en lien avec les accusations d’une femme en 2019. En effet, juste après l’arrestation du milliardaire américain, une femme s’était manifestée auprès du FBI. Âgée de 13 à 15 ans au moment des faits, elle avait déclaré avoir été droguée et violée à plusieurs reprises par Jeffrey Epstein. Quatre entretiens s’étaient alors succédé.
⚖️ Affaire Epstein
— Sud Radio (@SudRadio) February 20, 2026
🗣️ Charles Gave (@IdLibertes) :"On se rend compte de plus en plus qu’on était gouverné par une bande de criminels : c’est une mafia"
Suivez le direct sur https://t.co/QKa5Efuc2W et réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/II4ioWeVZL
Une entrevue violente et sordide avec Trump
La victime avait également raconté avoir été présentée à Donald Trump à la même époque, décrivant une entrevue violente et sordide. Pourtant, parmi ces quatre entretiens réalisés en 2019, un seul a été publié, dans un court résumé diffusé par le FBI. En ce qui concerne les trois autres entretiens, soit une cinquantaine de pages, ils auraient disparu.
Les démocrates à l'attaque
Suite à l’apparition de ces informations, les appels à la transparence montent aux États-Unis, en particulier du côté des élus démocrates de la commission de supervision, qui se sont interrogés cette semaine sur la manière dont le FBI a géré ces accusations formulées en 2019. Ils déclarent "pouvoir affirmer que le ministère de la Justice semble avoir illégalement retenu des interrogatoires du FBI", ajoutant également : "Étouffer des preuves directes d’une agression potentielle par le président des États-Unis est le crime le plus grave possible dans cette opération de dissimulation de la Maison-Blanche."
Ce jeudi, le ministère de la Justice s’est défendu de ces accusations : "Comme pour tous les documents qui ont été signalés (…), le ministère passe actuellement en revue les fichiers appartenant à cette catégorie", a écrit le DOJ dans un communiqué. "Si un document s’avère avoir été mal classé lors du processus d’examen et qu’il répond aux critères de la loi, le ministère le publiera, bien sûr", a-t-il assuré.