single.php

Blessures, VAR, touches,... Ces nouvelles règles pour la Coupe du monde 2026

Par La rédaction

À moins de dix jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet aux États-Unis, Mexique, Canada), Pierluigi Collina, patron des arbitres de la FIFA, a détaillé les nouvelles règles d'arbitrage qui s'appliqueront durant la compétition. Explications.

Pierluigi Collina (Photo by Roberto SCHMIDT / AFP)

Le compte à rebours est lancé. Mais à moins de 9 jours du début de la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet aux États-Unis, Mexique, Canada), plusieurs règles ont évolué ou subi un coup de lifting. Pierluigi Collina, patron des arbitres de la FIFA, a dévoilé lors d’une visioconférence les nouvelles règles d’arbitrage qui régiront la compétition. Deux objectifs prédominent : lutter contre le gain de temps et renforcer la lutte contre les discriminations. Bruno Derrien, ancien arbitre français a donné son avis sur ces nouvelles règles au micro de Sud Radio. 

10 secondes pour quitter le terrain

Dans un premier temps, pour éviter les gains de temps excessifs et accélérer le jeu, les joueurs remplacés disposeront de dix secondes pour quitter le terrain. Et en cas de dépassement, leur remplaçant devra attendre le prochain arrêt pour entrer en jeu.

Cette règle a déjà eu des conséquences concrètes : lors d'un match de préparation, l'Islande s'est retrouvée à dix contre onze face au Japon à la 85è minute en raison d’un changement qui a duré plus de 10 secondes. Le Japon a marqué à la 87è minute alors que le remplaçant n’était pas rentré. 

Derrien : « Il faut lutter contre les gains de temps »

Dans un second temps, un compte à rebours virtuel de cinq secondes sera également affiché pour les remises en jeu. « Et si la remise en jeu n'a pas été faite dans la limite de ces cinq secondes, la possession du ballon sera donnée à l'autre équipe », explique l’arbitre Derrien. Si c'est un dégagement aux six mètres qui n'est pas joué dans le délai imparti, alors l'adversaire héritera d'un corner. 

Bruno Derrien, ancien arbitre français y voit une bonne solution : «  Il y a une pratique de l'anti-jeu qui est érigée en système. Donc il faut lutter contre ces gains de temps, notamment en fin de match, qui pourrissent l'état d'esprit sur le terrain. »

Pierluigi Collina a précisé que l'objectif n'est pas de multiplier les sanctions, mais d'inciter les joueurs à « respecter les temps de jeu ».

« Les joueurs n'ont pas le droit de quitter le terrain malgré les blessures »

La FIFA a également mis en garde contre une pratique de plus en plus en vogue : des gardiens qui simulent une blessure pour permettre à leurs coéquipiers de rejoindre le banc et recevoir des consignes tactiques. Aucune sanction formelle n'est prévue, mais une consigne claire sera transmise aux 48 équipes. Comme l'a formulé Collina : « Le gardien a le droit d'être blessé, mais les joueurs n'ont pas le droit de quitter le terrain pour prendre une pause avec leurs entraîneurs. »

Une VAR aux compétences élargies

La question de la VAR est également au coeur des débats. Jusqu'ici limité aux cartons rouges directs, et à à la vérification de but, le VAR pourra désormais intervenir dans trois nouveaux cas : un second avertissement (deuxième carton jaune) jugé injustifié entraînant une expulsion, une erreur d'identité dans la sanction et lorsqu’un corner est accordé à tort. « On a vu des fois des buts marqués sur un corner qui malheureusement n'existaient pas. », déclare Bruno Derrien. Dans chacun de ces cas, l'arbitre pourra revenir sur sa décision si une erreur manifeste est prouvée.

Bonne ou mauvaise idée ? Selon Bruno Derrien : « des polémiques dans le football, même avec la VAR, il y en aura toujours. Parce que face à une image, chacun peut avoir sa propre interprétation des images. »

Lutte contre les discriminations

Deux autres règles approuvées par l’IFAB (International Football Association Board) en avril dernier entreront en vigueur au Mondial. Premièrement, tout joueur se couvrant la bouche lors d'une altercation avec un joueur d’une équipe adverse sera sanctionné d'un carton rouge automatique. Le patron des arbitres de la FIFA a tenu à préciser que la règle ne s'applique pas aux conversations amicales.

Deuxièmement, tout joueur quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale s'expose à un carton rouge. Lors de la CAN, des joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pour protester après l'attribution d'un penalty au Maroc. Cette règle fait donc écho à cette situation plutôt étonnante. 

« Mettre un terme aux manoeuvres dilatoires qui pourrissent un peu le football »

Il y aura à chaque match, une pause fraîcheur obligatoire de trois minutes qui sera imposée à chaque mi-temps. Et pour éviter un trop grand nombre de suspensions pour accumulation d'avertissements, les cartons jaunes seront effacés à l'issue de la phase de groupes, puis après les quarts de finale.

Le mot de la fin revient à l’ancien arbitre français : « D'une manière globale, toutes les décisions qui ont pu être prises visent surtout à augmenter le temps de jeu et à mettre un terme aux manoeuvres dilatoires qui pourrissent un peu le football. »

L'info en continu
15H
14H
13H
12H
Revenir
au direct

À Suivre
/