Les professeurs d'EPS veulent doubler les heures de sport à l'école

Pourquoi les professeurs d'EPS veulent-ils doubler le nombre d'heures accordées chaque semaine au sport à l'école ?

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La sédentarité ne cesse d'augmenter chez les jeunes. (Franck Fife / AFP)

Les enfants auraient perdu 25% de leurs capacités cardio-vasculaires en 40 ans. Est-ce pour cela que les professeurs d’EPS réclament un doublement des cours d’EPS à l’école.

"Des études confirment que la sédentarité augmente"

"Il y a une dégradation sérieuse de la pratique de l’éducation physique obligatoire au sein de l’école en France, explique Patrick Bassis, secrétaire académique du SNEP-FSU Montpellier. Des études confirment que la sédentarité augmente. La période de confinement et la crise sanitaire ont mis en évidence de manière plus forte encore ce manque de pratique."

Pour autant, "permettre à toute la jeunesse d’accéder à une pratique stabilisée suppose un plan d’urgence, juge-t-il. La santé publique de la jeunesse et des futurs adultes de demain passe obligatoirement par l’école. Quatre heures, c’est deux séquences d’apprentissage. Cela permet de stabiliser les pratiques et de donner envie de poursuivre."

"Le sport est considéré comme une matière annexe"

Ainsi, "les inégalités sont flagrantes en France, estime Patrick Bassis, secrétaire académique du SNEP-FSU Montpellier. Ainsi, "en lycée professionnel, le sport est passé à 2h30 par semaine. Quand on ne dispose pas d’installation dans l’enceinte de l'établissement, il y a un temps de déplacement. Pour lui, les revendications sont simples : 4 heures d’EPS par semaine , doublement des recrutements pendant cinq ans, soit 1.500 professeurs par an, diminution du nombre d’élèves pour un travail différencié."

Au final, "nous avons 2 heures en lycée, 3 heures au collège et 4 heures seulement pour les sixièmes, rappelle-t-il. Le sport est considéré comme une matière annexe dans les écoles et les emplois du temps. On est en déficit en France. Nous avons la volonté que ce soit obligatoire pour tous, fait par des professionnels. Dans les universités, les STAPS sont les plus dégradées alors qu’il y a une forte demande. C’est une filière dévalorisée."

Patrick Bassis, secrétaire académique du SNEP-FSU Montpellier, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 6 décembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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