Covid - 4e dose de vaccin : "C'est de l'acharnement !"

La reprise épidémique de Covid se confirme. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a bondi de 50%, avec prés de 44.000 cas par jour. Des chiffres qui inquiètent car les plus fragiles ne sont plus assez protégés. À peine 20% des plus de 60 ans ont reçu une 2e dose de rappel. Beaucoup n’en voient pas l’utilité.

Covid
La campagne pour une 4e dose de vaccin anti-Covid a démarré, notamment pour les plus de 60 ans qui ne sont pas assez vaccinés en région PACA. (Photo by CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Le Covid est de retour et avec lui, la question de la 4e dose du vaccin. Reportage à Marseille de Lionel Maillet pour Sud Radio.

 

Covid : la 4e dose de vaccin "est de l'acharnement !"

Dans cet Ehpad des beaux quartiers de Marseille, la 4e dose est loin de faire l’unanimité. Djamila Ralem, aide-soignante dans un Ehpad de Marseille, constate une vraie réticence. "Certains ont eu le Covid après la 1ère dose malgré ce qu'on leur avait dit, explique-t-elle. Après la 2ème dose, ils ont estimés qu'ils ne seraient pas contaminés gravement et ils ont eu un deuxième Covid. Et après la 3e dose, ils se sont dit que ce serait fini".

Pour eux, "c'est de l'acharnement : on se fait piquer une fois, deux fois, trois fois, quatre fois et après ça va être dix fois !" Concernant les salariés, "on a tous une première dose, assure-t-elle. On parle entre nous de la 4ème dose et on ne risque pas de la faire !"

 

"Il y a vraiment un enjeu de cette campagne de rappel"

À Roquefort-la-Bédoule dans la maison de retraite du docteur Thierry Bautrant, les dernières injections remontent au mois de septembre. Les prochaines sont prévues dans quelques jours. "C'est l'ARS qui nous demande de le faire mais ce n'est pas obligatoire, précise-t-il. Les familles peuvent s'opposer. Il y a beaucoup d'Ehpad où les résidents n'ont pas eu la première dose de rappel. Ceux-là sont encore à risque et s'ils sortent en famille, ils sont obligés d'avoir les 6 jours d'isolement obligatoires quand ils reviennent".

En région PACA, à peine 20% des plus de 60 ans ont reçu leur 2e dose de rappel. Et c’est bien trop peu alerte Olivier Reilhes, le directeur de la santé publique de l’Agence Régionale de Santé. "L'immunité a diminué assez nettement pour ces personnes-là plus particulièrement, depuis le temps où ils ont fait soit leur infection, soit leur dernière dose de premier rappel. On a d'autant plus de risques, derrière, d'hospitalisation, prévient-il. Il y a vraiment un enjeu de cette campagne de rappel".

 

Aurélie

 

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