Variant Omicron : Philippe Martinez "recommande fortement" le télétravail

Télétravail : face à l'arrivée du nouveau variant, "il faut fortement le recommander" a affirmé Philippe Martinez le 29 novembre sur Sud Radio.

télétravail
Philippe Martinez, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 29 novembre, dans "le petit déjeuner politique".

5ème vague du Covid et nouveau variant Omicron, télétravail, rôle des syndicats dans les conflits sociaux aux Antilles, fonderie SAM, salaires, campagne des présidentielles : Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a répondu aux questions de Patrick Roger.

"Il faut fortement recommander le télétravail"

Face à la reprise de l'épidémie et la menace du nouveau variant Omicron, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, demande d'encourager le télétravail mais pas l'obliger. "Il faut fortement le recommander, estime Philippe Martinez, on voit bien que cette version du virus est foudroyante. Il faut faire en fonction des salariés mais encourager le télétravail, oui ! Il souhaite par ailleurs favoriser l'accès au vaccin d'un certain nombre de pays plus défavorisés. Le monde est coupé en deux, ceux qui peuvent se vacciner et les autres".

 

"Cette logique de Renault qui continue à toucher des aides publiques et à délocaliser doit être sanctionnée"

Avec la menace de la fermeture de la fonderie SAM dans l'Aveyron, sous-traitant de Renault, 350 salariés risquent de se retrouver sur le carreau. "Il y avait un prétendant pour reprendre le site, souligne Philippe Martinez. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement dit par le biais du ministre de l'Économie aider ce repreneur à hauteur de 5 millions d'euros, qui dit publiquement ensuite que ce repreneur n'est pas bon ! On donne de l'argent et par derrière on dit que ce n'est pas bon !, dénonce-t-il. Il faut trouver un repreneur, Renault doit respecter ses engagements : il a signé une lettre qui prévoit qu'il soutient l'activité jusqu'au 31 mars 2022, ça nous laisse 4 mois pour trouver un repreneur ! Renault doit tenir ses engagements".

"Pour continuer à délocaliser en Roumanie et en Turquie par le bais de gros équipementiers, Renault a choisi de fermer cette entreprise performante, déplore Philippe Martinez. Cette logique de Renault qui continue à toucher des aides publiques et à délocaliser doit être sanctionnée". "Il y a besoin que tout le monde s'y mette pour trouver un repreneur de la fonderie SAM. C'est un département qui va être sinistré : on a perdu des milliers d'emplois industriels en 20 ans, c'est une tragédie, maintenons ce potentiel industriel".

Sur la volonté de réindustrialisation du territoire, "il y a beaucoup de paroles mais peu d'actes !, regrette-t-il. On parle beaucoup d'industrie du futur, mais on a un potentiel industriel qui existe, qui est un des plus grands d'Europe, on fait beaucoup de choses en France. Il faut investir, mais aussi maintenir les industries. On ne peut pas refaire de l'industrie sur une terre brûlée".

 

 

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