Parrainages : "On ne va pas renvoyer la responsabilité des maires", affirme Stéphane Le Foll

"Les candidats à l'élection présidentielle connaissent les règles", selon Stéphane Le Foll. Le maire PS du Mans et ancien porte-parole du gouvernement était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Parrainages
Stéphane Le Foll interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le mercredi 23 février, dans "le petit déjeuner politique".

Escalade en Ukraine, les menaces et les risques en France et en Europe, la présidentielle et les parrainages, Anne Hidalgo au PS... Stéphane Le Foll a répondu aux questions de Patrick Roger.

 

"Il y a une règle, connue de tout le monde" pour les parrainages

Maire du Mans, Stéphane Le Foll n'a pas encore enregistré de parrainages. L'ancien candidat à la primaire socialiste estime avoir déjà vu "ce psychodrame sur les parrainages" à plusieurs élections présidentielles. "Il y a une règle, connue de tout le monde", affirme l'ancien porte-parole du gouvernement sous François Hollande.

Pour Stéphane Le Foll, s'il y avait eu besoin de changer la règle, "il aurait fallu un débat". Pourtant, à l'Assemblée nationale, "ni le gouvernement, ni l'opposition n'ont souhaité changer les règles", rappelle-t-il. "On aurait pu discuter d'un changement de règle, mais pas à deux semaines du dépôt des candidatures", balaie l'ancien député de la Sarthe qui voit dans la plateforme proposée par François Bayrou, "quelque chose de pas sérieux et démocratiquement contestable".

 

"Ce n'est pas d'aujourd'hui"

Si certains candidats, dont les sondages laissent à penser qu'ils "sont soutenus et ont une dynamique", ne réussissent pas à atteindre les 500 parrainages, "ce n'est pas de la faute des maires qui ont une liberté de choix", estime l'édile du Mans qui souligne que même Jean Lassalle ou Nathalie Arthaud ont réussi à franchir cette étape.

L'intervention du Premier ministre et la plateforme de parrainage mis en place par François Bayrou "devient suspect" aux yeux de Stéphane Le Foll qui les encourage à "arrêter". "La liberté des maires est totale, les règles sont connues", insiste-t-il, se demandant "quelle est l'idée" de dire que Mélenchon, Zemmour ou Marine Le Pen doivent être candidat à tout prix. Pas une question de démocratie pour le socialiste, "tout le monde savait qu'il fallait 500 parrainages de maires quand on s'élance dans une campagne présidentielle. Ce n'est pas d'aujourd'hui".

 

"Quand on part à la présidentielle, on se pose la question des signatures"

Si certaines personnalités estiment qu'une absence de l'un de ces trois candidats au premier tour serait un problème démocratique, Stéphane Le Foll estime que le vrai problème "ce sont ceux qui ont préparé leur campagne sans se poser la question de savoir si au bout ils auraient les 500 signatures". "Quand on part à la présidentielle avec l'intention du deuxième tour, on se pose la question des signatures. C'est le premier principe", affirme le maire du Mans qui pointe "une mauvaise organisation et prise en compte des règles". "Je ne veux pas que l'on renvoie aux maires une responsabilité qui n'est pas la leur", insiste le socialiste.

 

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"