Législatives : "Emmanuel Macron a l’air fébrile et presque en panique" d'après Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée et président du groupe LR au Sénat, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Législatives
Bruno Retailleau, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 15 juin, dans "le petit déjeuner politique".

Législatives, Emmanuel Macron qui dramatise le second tour, situation chez les Républicains, sécurité : Bruno Retailleau a répondu aux questions de Patrick Roger.

Législatives : "Emmanuel Macron a donné l'image d'un président fébrile et presque en panique"

Emmanuel Macron a lancé un appel au pied de l'avion présidentiel avant de s'envoler pour la Roumanie. Il a réclamé l'ordre face au "promoteur du désordre" si la Nupes l'emportait au second tour des législatives. "Emmanuel Macron a donné l'image d'un président de la République extrêmement inquiet, fébrile et presque en panique", estime Bruno Retailleau. Pour lui, "Emmanuel Macron aura été le président du désordre. Dans la rue avec l'insécurité, dans les comptes avec la dette et dans les esprits, quand il fait le parallèle entre le voile et le féminisme".

Pour Bruno Retailleau, "ce qui est incroyable, c'est le cynisme d'Emmanuel Macron, qui est sans limite ! Il a été draguer les électeurs de Monsieur Mélenchon en faisant des clins d'oeil appuyés pour le second tour de la présidentielle. Emmanuel Macron a amené Monsieur Mélenchon là où il est. Au moment de son premier mandat, il se targuait d'être le principal rempart contre extrémistes. 5 ans après, ils sont aux portes du pouvoir". Le président du groupe LR au Sénat affirme être "un adversaire absolu, résolu contre le Mélenchonisme, qui est l'islamo-gauchisme". Jean-Luc Mélenchon est, selon Bruno Retailleau "en limite des principes républicains".

 

Bruno Retailleau - Stade de France : "C'est un scandale d'État et un mensonge d'État !"

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, revient sur le chaos de la soirée au Stade de France le 28 mai dernier. "C'est un scandale d'État parce qu'en réalité, c'est un mensonge d'État par le ministre de l'Intérieur qui a voulu camoufler les faits de délinquance et de violence". D'après lui, "l'angle mort d'Emmanuel Macron, ce sont les sujets régaliens. Notamment l'insécurité, qui a explosé, ainsi que l'immigration et insécurité. Il a voulu camoufler et il a fait des victimes des responsables. Il a désigné les supporters britanniques, qui ont été empêchés de rentrer dans le stade, violentés, gazés, détroussés et maintenant accusés".

Bruno Retailleau ne croit pas à la version des vidéos perdues. Pour lui, c'est une manipulation. "Ceux qui les ont visionnées eux-mêmes ont dit devant le Sénat avoir vu des images extrêmement choquantes et violentes. La problématique de ce scandale est apparue dès les premières heures après le début du match. Les images ont fait l'objet d'un traitement commun". Il estime que "l'image de la France a été affectée".

 

 

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