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Gouvernement Philippe : les réactions de la classe politique

Par Benjamin Jeanjean

Alors que l’Élysée a annoncé ce mercredi la composition du premier gouvernement d’Édouard Philippe, la classe politique a réagi dans la foulée à ces nominations.

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18 ministres et 4 secrétaires d’État. 11 femmes et 11 hommes. Ce mercredi, à 15 heures précises, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler a annoncé la composition du premier gouvernement d’Édouard Philippe, avec notamment les arrivées de Bruno Le Maire, François Bayrou, Gérald Darmanin, Gérard Colomb ou encore Laura Flessel. Une équipe gouvernementale qui pourrait bien sûr être amenée à évoluer en fonction du résultat des prochaines élections législatives, mais qui a déjà suscité des réactions dans la classe politique.

À droite, François Baroin "regrette" les départs de Le Maire et Darmanin

Sur BFMTV, le sénateur (LR) des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi a ironisé sur les espoirs déçus de certaines personnalités de droite. "Bien des candidats Les Républicains qui étaient disponibles doivent être déçus à l’heure présente. Pour nous, la campagne continue autour de François Baroin pour gagner les législatives. Je vais vous dire mon sentiment car j’ai un peu l’habitude : je pense que c’est un gouvernement de transition, pour un mois, jusqu’aux élections. Ça ne fait pas très gouvernement de renouveau, de mandature et d’action", a-t-il déclaré.

Désigné par Les Républicains pour mener cette campagne des législatives, François Baroin a, lui, dit "regretter à titre personnel" les entrées au gouvernement de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, n’a lui pas voulu s’exprimer. "Je ne ferai pas de commentaires, vous savez ma ligne, je m'y tiens", a-t-il simplement lâché aux journalistes. 

Royal encourage Hulot, Cambadélis se méfie

À gauche, le ton est sans surprise légèrement plus conciliant du côté du Parti socialiste, et notamment pour Ségolène Royal, qui laisse son ministère à Nicolas Hulot. "Je souhaite un vif succès au nouveau gouvernement. La France a besoin que ce gouvernement réussisse. Ce ministère va passer dans les mains de Nicolas Hulot qui est bien connu pour son engagement dans la protection de l’environnement. Je ne vous cacherai pas ma peine de quitter ce ministère pour qui j’ai beaucoup donné pendant trois ans. J’aurais bien voulu continuer cette tâche ici ou dans un autre ministère. (...) Je pense que je vais créer mon entreprise maintenant. J’ai fait cette loi de transition énergétique pour la croissance verte. J’ai toujours plaidé pour la réconciliation entre les créations d’emplois et la protection de l’environnement. Maintenant, je vais le prouver en créant des emplois dans le domaine de la croissance verte et de la finance verte", a-t-elle confié sur BFMTV.

Porte-parole d’EELV, Julien Bayou reste sceptique sur la nomination de Nicolas Hulot. "La question est de savoir si c’est une prise de guerre, comme Nicolas Sarkozy en son temps, ou si c’est une réorientation du quinquennat. On ne peut pas vraiment dire qu’Emmanuel Macron a fait sa campagne sur l’écologie, le Premier ministre est contre l’écologie, donc on peut se demander comment Nicolas Hulot va-t-il pouvoir peser dans ce gouvernement", s’est-il interrogé sur BFMTV.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s’est de son côté montré très méfiant sur ce nouveau gouvernement. "Nouveau gouvernement mais pas gouvernement du renouveau. Cautions de gauche mais Matignon et Bercy à droite", a-t-il confié sur Twitter.

Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière pas dupes

Une méfiance encore plus prononcée du côté de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. "C’est un gouvernement de droite, point. On peut évidemment y jeter un coup d’oeil, mais nous nous avons le plus vif doute sur le sort qui sera réservé à l’impératif écologique. L’écologie, ce n’est pas juste une nuance ou une préoccupation. Il s’agit vraiment de faire quelque chose, parce que c’est en train de mal tourner ! Quand on a comme Premier ministre un homme qui était central dans le lobby nucléariste du pays, le reste devient presque un décor… Espérons comme toujours, restons optimistes ! Mais ne soyons pas naïfs", a déclaré le candidat à la présidentielle face aux journalistes.

Même son de cloche du côté de son bras droit Alexis Corbière. "Premier ministre de droite, un libéral à Bercy, un sarkozyste aux comptes publics, une ex-DRH de Danone au Travail. Danger !", a-t-il déclaré sur Twitter, avant de poursuivre sur le plateau de BFMTV : "Le renouvellement, quand la liste commence, on l'attend un peu. C'est En Marche arrière. (…) On peut faire en sorte que ce gouvernement s’arrête le 17 juin". 

Philippot : "des eurogagas, des anciens ministres en échec"

Du côté du Front national, Florian Philippot a tiré à boulets rouges sur ce gouvernement. "Je ne vois pas beaucoup de renouvellement, je vois surtout du recyclage UMPS. Des eurogagas, d’anciens ministres en échec. Vivement les patriotes !", a-t-il tweeté.

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