Loin de l'agitation actuelle liée aux élections législatives, François Fillon rumine encore, à l'écart de l'attention politico-médiatique parisienne, son échec au premier tour de la présidentielle. Avec la ferme intention de connaître le fin mot de l'histoire du "PenelopeGate".

Immense favori de la présidentielle au sortir d'une primaire de la droit et du centre qu'il avait remportée - à la surprise générale - haut la main, François Fillon a vu son destin présidentiel se briser en quelques semaines suite aux révélations du Canard Enchaîné sur l'emploi présumé fictif de son épouse Penelope en tant qu'assistante parlementaire pendant des années. Des révélations qui ont plongé la droite française dans de pénibles semaines de péripéties et de tergiversations diverses, en pleine campagne électorale. Finalement devancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen au premier tour de l'élection, l'ancien Premier ministre sait bien que cette affaire a joué un rôle crucial dans sa défaite.

"J'ai envie de savoir d'où c'est venu"

Désormais en retrait (provisoire ?) de la vie politique, peu concerné par la bataille des législatives qui s'achève ce soir, François Fillon n'en oublie pas pour autant cet épisode. Dans le cadre d'une longue enquête publiée ce dimanche par le JDD, l'ex-maire de Sablé-sur-Sarthe assure qu'il brisera le silence tôt ou tard. "Un jour, je parlerai, mais c’est trop tôt. J’ai envie de savoir d’où c’est venu et comment ça s’est passé", indique-t-il avant d'assurer mordicus que quelqu'un "a guidé la main" de ses accusateurs. Et d'évoquer concrètement trois hypothèses : "le pouvoir, quelqu’un de mon camp, un autre personnage extérieur à la politique".

Le candidat des Républicains regrette-t-il sa ligne de défense, jugée très mauvaise par de nombreux observateurs ? "Honnêtement, je ne suis pas là-dessus. Je suis tourné vers l’avenir. Et puis seul le résultat compte : si j’avais gagné, on aurait dit que j’avais tout bien géré ; comme j’ai perdu, on dit qu’on a tout fait mal", répond-il.

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