Maud Koffler : "On n’est pas dans une zone de guerre, on est en France"

Maud Koffler, une jeune journaliste de Livre Noir, a été agressée par des antifas à Marseille, alors qu'elle couvrait le déplacement d'Eric Zemmour dans la cité phocéenne.

Maud Koffler
Maud Koffler, invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états" sur Sud Radio

La journaliste Maud Koffler, agressée par des antifas à l’occasion de la venue d’Eric Zemmour à Marseille, était l’invitée d’André Bercoff le lundi 29 novembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, "Bercoff dans tous ses états".

Une journaliste frappée par des antifas

Les déplacements d’Eric Zemmour ne cessent de mobiliser. Que ce soit chez ses partisans comme chez ses détracteurs. La journaliste Maud Koffler, qui travaille à Livre Noir, en a récemment fait les frais. Alors que celui qui n’est toujours pas candidat officiel à l’élection présidentielle était en déplacement à Marseille vendredi dernier, cette jeune femme s’est fait attaquer par des opposants à Eric Zemmour, à coup de casque.

"Nous attendions avec une vingtaine de journalistes la venue d’Eric Zemmour. Le rendez-vous était devant l’Intercontinental. Il était 15h. Aucun policier aux alentours. Arrivent une dizaine d’antifas un peu survoltés qui commencent à invectiver les journalistes. Ils se dirigent vers un petit groupe de militants de Génération Z. Je me dirige vers eux, je commence à filmer. Les antifas se dirigent vers moi, m’insultent et me demandent de baisser la caméra. Je refuse. L’un d’eux arrive avec un casque et me frappe deux fois. Je reçois un coup de pied, la caméra tombe. Je recule, je passe devant une vingtaine de journalistes. Et personne ne bouge" explique Maud Koffler en exclusivité sur Sud Radio.

"Ce ne sont pas quelques antifas qui nous empêcheront de faire notre travail"

Cette dernière précise qu’elle n’a pas de bonnette Livre Noir, et qu’elle n’était donc pas identifiable en tant que tel. "On m’oblige à retirer ma carte SD, à supprimer mes rushs. Deux policiers arrivent tranquillement et contrôlent le dernier individu. Des journalistes s’approchent timidement de moi pour me demander comment je vais. Une journaliste de l’AFP que je connais très bien me demande si je fais partie de Génération Z alors que l’on s’était croisées quelques jours plus tôt au QG de Marine Le Pen pour une visite de presse" ajoute-t-elle.

À l’origine de cette histoire, il y a bien sûr les divergences d’opinion que l’on peut avoir sur telle ou telle personnalité politique. Rien d’illégitime. Une divergence d’opinion qui pousse cependant certains à faire usage de la violence envers ceux dont ils ne partagent pas les opinions. "On continuera. Ce ne sont pas quelques antifas qui nous empêcheront de faire notre travail" lance la journaliste sur Sud Radio.

Défendre la liberté de la presse

Maud Koffler dénonce cependant le traitement que l’on réserve à ceux qui ne s’inscrivent pas dans la pensée unique. "Quand plusieurs associations de journalistes écrivent une tribune pour dénoncer le traitement de l’extrême droite envers certains de nos confrères dits de gauche, nous le condamnons également. C’est la même chose. Pourquoi eux ne le font pas lorsque c’est nous qui sommes attaqués ?" s’interroge-t-elle au micro d’André Bercoff.

La journaliste précise toutefois qu’on lui a proposé une présence policière durant leurs reportages. "Nous avons refusé. On ne peut pas faire de reportage avec un colosse derrière nous. C’est dramatique d’en arriver là. On n’est pas dans une zone de guerre, on est en France. En 2021, c’est inadmissible" conclut-elle.

 

 

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