Elisabeth Lévy : "Pap Ndiaye a un vision politique consternante et même grotesque"

L’entretien de Pap Ndiaye dans le « Parisien » n'enchante pas Elisabeth Lévy.

L’entretien de Pap Ndiaye dans le « Parisien » n'enchante pas Elisabeth Lévy.

C’est un euphémisme. Il explique les protestations contre sa nomination par deux facteurs combinés : il est noir (il dit de couleur) et il lutte contre le racisme et la discrimination. C’est soit de l’aveuglement, soit de la malhonnêteté. Alors que chaque déclaration passée de Zemmour ou Marine Le Pen est passée au peigne fin de la suspicion, on ne pourrait pas critiquer le MEN (ni aucune personnalité noire) pour une autre raison que le racisme.

Pap Ndiaye est un intellectuel et un homme public. On a le droit de penser que ses complaisances pour le wokisme, depuis son séjour aux US où il a découvert son identité noire, sont non seulement problématiques mais également très inquiétantes s’agissant d’un ministère qui devrait être celui de la méritocratie républicaine. ET l’obsession de nos gouvernants.

Attendons quand même de voir ce qu’il fera…. 

Commençons par sa vision politique consternante et même grotesque. Sa seule boussole c’est le RN qui n’est soi-disant pas républicain à cause de la préférence nationale. Le plus drôle, c’est que Pap Ndiaye en bénéficie. Si aucun texte ne le précise, une décision du Conseil Constitutionnelle de 1998 stipule que «des fonctions inséparables de l'exercice de la souveraineté nationale […] ne sauraient être confiées à des personnes de nationalité étrangère». Autrement dit, pour être ministre, il faut être français. Pap Ndiaye pense-t-il que le Conseil Constitutionnelle n’est pas républicain ?

Quand il parle du RN, il dit que l’heure est grave, comme si le nazisme était à nos portes. Bref, il disqualifie 17 % des électeurs sans se demander pourquoi ils sont toujours plus nombreux.

Quant à l’école, le maître-mot du ministre, ce n’est pas le rétablissement de l’autorité pourtant réclamé par les Français mais le bien-être des élèves. C'est de la fausse bienveillance qui, au lieu de leur apprendre les limites les conforte dans la victimisation.

Son obsession, c’est les inégalités. Or, plus l’école prétend lutter contre les inégalités, plus elle les accroit. Il sacrifie le niveau qui ne cesse de baisser. Résultat, des élèves ne savent pas ce que ludique veut dire, certains menacent leurs profs.  Et les plus favorisés vont dans le privé. Ceux de Pap Ndiaye sont à l’école alsacienne une des plus élitistes et germano-pratines de toutes.