Brune Poirson : "Muriel Pénicaud n'est convoquée qu'en tant que témoin assisté"

Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire

Brune Poirson, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

"Si un ministre est mis en examen, il n'a pas sa place au gouvernement." C'est la règle fixée par Édouard Philippe qu'a rappelée Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, invitée politique du Grand Matin Sud Radio ce mercredi.

Pour autant, précise-t-elle, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, n'a été convoquée chez les juges qu'à titre de "témoin assisté". Une convocation qui intervient dans le cadre de l'information judiciaire, ouverte pour soupçons de favoritisme, suite à un déplacement d'Emmanuel Macron, qui était ministre à l'époque, à Las Vegas en janvier 2016.

 

 

"Il faut saluer que la justice fasse son travail de manière indépendante, a ajouté Brune Poirson. J’ai la chance de travailler avec elle, c’est quelqu’un de grande qualité, qui a mené des réformes cruciales dès le début de ce gouvernement. On a de la chance de l’avoir à nos côtés. Le Premier ministre a encore rappelé à plusieurs reprises qu'elle avait toute sa confiance."

Autre sujet d'actualité, l'accord iranien, duquel les États-Unis vont se retirer, comme l'a fait savoir Donald Trump mardi. Pour Brune Poirson, les États-Unis sont "un partenaire crucial et doivent le rester", cela n'empêchant pas, toutefois, "des différends".

 

 

"La visite d'Emmanuel Macron à Washington a montré que ces deux chefs d'États pouvaient se parler, ce qui n'empêche pas d'évoquer les différends et de les poser sur la table, a-t-elle assuré. On voit aussi que, sous le leadership d'Emmanuel Macron, cette défense de l'accord iranien s'organise. Immédiatement, aux côtés de la France, Angela Merkel et Theresa May ont réagi pour protéger cet accord et faire en sorte que l'Iran y reste. Le président l'a dit, cet accord n'est pas parfait, mais il a le mérite de poser un cadre clair d'ici 2025. Après, il faudra que la démocratie travaille et qu'on prépare un autre accord au-delà de ça. Pour cela, il est nécessaire d'avoir des relations étroites avec les États-Unis parce qu'il faudra qu'ils fassent partie de la solution avec l'Iran."

Écoutez l'interview de Brune Poirson, invitée politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Philippe Verdier et Billie

 

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