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L'avis d'Arlette Chabot - "Mercosur : pour une fois, Macron a vraiment clairement choisi la France"

Par La Rédaction

OPINION SUD RADIO - Emmanuel Macron a annoncé qu'il voterait contre l'accord Mercosur. Dans son édito du jour Arlette Chabot est revenu sur cette décision du Président de la République

OPINION SUD RADIO : Emmanuel Macron a annoncé qu'il voterait contre l'accord Mercosur.
Mercosur : Arlette Chabot est revenu sur la position d'Emmanuel Macron et le poids de la France sur la scène internationale

Emmanuel Macron a annoncé qu'il voterait contre l'accord du Mercosur. Dans son édito du jour au micro de Sud Radio, Arlette Chabot est revenu sur cette décision du Président de la République et le poids de la France aujourd'hui sur la scène internationale

"La décision du non est purement liée au contexte politique"

"C'est une décision a priori cohérente. La France n'est pas satisfaite du contenu de l'accord. Le Président de la République l'a reconnu lui-même. Mais on est encore loin du compte, justement, sur ces fameuses clauses miroirs. Ces clauses miroirs, c'est-à-dire simplement imposer aux autres, à ceux qui vont exporter vers nous leurs produits, les mêmes normes que celles qu'on impose effectivement à nos producteurs. Mais la décision du non, elle est purement liée au contexte politique, évidemment"

"Il n'a plus la possibilité de constituer une minorité de blocage"

"Le Président de la République s'est souvenu que le Parlement, Sénat, Chambre des députés et Assemblée nationale avaient voté contre effectivement le projet de Mercosur et de traité de libre-échange. Et puis il y a la dernière menace, celle brandie par Bruno Retailleau, où les Républicains pourraient voter une motion de censure. Et vous pouvez ajouter à cela la mobilisation des agriculteurs, qui ne cesse pas, une colère qui est alimentée par beaucoup d'autres sujets en dehors du Mercosur. Donc entre la France et l'Europe, pour une fois, Emmanuel Macron a vraiment clairement choisi la France. Il n'a plus la possibilité de constituer une minorité de blocage qui aurait empêché effectivement l'adoption de ce traité"

"Nostalgie d'une époque où Chirac passait des nuits entières à négiocier"

"C'est la politique de la chaise vide parce que la France s'oppose à un projet de budget touchant notamment le financement de la politique agricole commune. Nostalgie aussi d'une époque où Jacques Chirac passait des nuits entières. Il était alors ministre de l'Agriculture entre 1972 et 1974. Des nuits entières à négocier avec ses partenaires pour obtenir des clauses avantageuses pour la France. C'était un autre temps. La France comptait beaucoup en Europe"

"Avant, la France comptait beaucoup en Europe"

"La France, pays fondateur de l'Europe, était entendue. La France était aussi le deuxième exportateur mondial de produits agricoles. Aujourd'hui, elle n'est, je crois, que sixième en passe d'être dépassée par l'Espagne. C'est triste, mais il faut être réaliste. Nous sommes dans un autre temps et la France a beaucoup plus de mal à défendre ses intérêts dans une Europe à 27 et non plus à 6 ou à 9.

Retrouvez Drôle d'époque dans le Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger

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