Guerre russo-ukrainienne : "C’est inimaginable, je vis un cauchemar éveillé

La communauté ukrainienne de France est sous le choc. Le 24 février 2022, un rassemblement était organisé à Paris devant l’ambassade de Russie. Reportage de Clément Bargain.

Partout dans le monde, des Ukrainiens manifestent devant l'ambassade de Russie.

La communauté ukrainienne de France est sous le choc. Le 24 février 2022, un rassemblement était organisé à Paris devant l’ambassade de Russie. Reportage de Clément Bargain.

 

 

"On voit des chars, des avions au-dessus de notre ville, où j’ai grandi, où il y a mes parents"

Les yeux embués de larmes, rivés sur l’ambassade de Russie, Maria est anéantie. Cette Ukrainienne qui vit en France depuis quelques années vit un cauchemar éveillé : "C’est inimaginable, je vis un cauchemar éveillé, je ne comprends pas comment c’est possible aujourd’hui, ça ne rentre pas dans la tête. Je n’ai pas juste peur là, je suis enragée. On voit des chars, des avions au-dessus de notre ville, où j’ai grandi, où il y a mes parents".

Anna, elle, ne décroche pas de son téléphone portable. Sa famille est pour l’instant bloquée en Ukraine. Impossible de fuir le pays. "Très grosse inquiétude pour les amis qui sont un peu partout en Ukraine, pour ma faille qui est à Odessa et pour ma belle-famille qui est à l’ouest de l’Ukraine. Les messages qu’on reçoit sont plus qu’alarmants et plus qu’inquiétants", confie-t-elle.

Ces Ukrainiens pensaient pas que tout irait si vite. Oléna est résignée, la guerre est déclarée : "Il n’y a pas de diplomatie, on ne peut pas parler de diplomatie avec la Russie. C’est forcément la guerre, apparemment. Vous n’imaginez pas, le matin on se réveille et on comprend qu’il y a des bombardements sur notre terre. Parfois je me dis : c’est un cauchemar, je rêve, c’est un mauvais film… Mais non, malheureusement c’est notre réalité d’aujourd’hui. On demande des renforts militaires, des armes".

 

Il y a aussi des Ukrainiens comme Lilia, qui comptent sur le soutien de la communauté internationale : “C’est impossible, tout ce qu’il fait maintenant en Ukraine. Aujourd’hui c’est l’Ukraine, demain c’est qui ? La Pologne ? La Lituanie ? On est obligés d’arrêter ça. On ne peut pas continuer comme ça. Il faut que tout le monde dise : non, Poutine, stop. Il faut arrêter toutes les relations économiques, politiques avec la Russie. Il faut arrêter complètement de parler à Poutine. C’est un dictateur, il est pire qu’Hitler », hurle-t-elle.

 

 

La communauté ukrainienne reste très soudée. De nombreux rassemblements se tiennent partout en France.

 

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