Deux porte-avions à propulsion nucléaire, 12 destroyers lance-missiles, 3 navires de combat littoral, plus d'une centaine d'avions de chasse, des dizaines d'avions de guet, des dizaines d'hélicoptères anti-sous marin et anti-navire. Après des dizaines de jours de manœuvre et d'approche, le dispositif américain semble fin prêt.
Alors que le dialogue se poursuit en coulisses entre les Etats-Unis et l'Iran - via des pourparlers indirects entre les deux pays et un médiateur omanais - pour tenter de trouver un accord sur le nucléaire, Donald Trump semble bien déterminé à passer le vitesse supérieure vu le déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient.
Le doigt sur la gâchette
Il y 72 heures, le président américain disait envisager une frappe limitée contre l'Iran si les négociations échouaient. Ce qui est le cas pour le moment même si le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, chef de file des négociations, a estimé qu'il existait « de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant » et de remettre bientôt « une première version » de texte à l'équipe américaine, menée par l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner. Trump, lui, garde le doigt sur la gâchette. « Tout ce que je peux dire, c'est que je l'envisage », a répondu le chef de l'Etat US à une question posée par la presse.
"Tout Etat réagirait avec férocité à un acte d'agression"
Téhéran a averti ce lundi que toute frappe des Etats-Unis, même limitée, le pousserait à riposter « avec férocité », alors que de nouvelles manifestations étudiantes contre le pouvoir ont repris ce week-end. « Il n'y a pas de frappe limitée, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression. Et tout Etat réagirait avec férocité à un acte d'agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c'est donc ce que nous ferions. »
Les précédentes discussions entre les deux pays avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les Etats-Unis. Donald Trump avait alors assuré avoir « anéanti » le programme nucléaire.