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Crise du carburant : l’artisanat français en grand danger

Par Elliott Léonard et

REPORTAGE SUD RADIO – La flambée du prix des carburants n'en finit pas d'inquiéter tous les consommateurs, tous les corps de métiers. Pour la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), il est nécessaire de tirer la sonnette d’alarme. Maçons, couvreurs et charpentiers subissent de plein fouet la flambée des prix du carburant.

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Au Moyen-Orient, le blocus instauré par Donald Trump dans le détroit d’Ormuz a relancé la problématique les prix du carburant, alors qu'une baisse était espérée. Des répercussions se font donc sentir à la pompe, mais aussi sur les tarifs des matériaux chez les artisans : une mauvaise nouvelle pour les clients, qui en subissent les conséquences.

« Tout ce qui est bois, zinc, plomb ou tuiles ne fait qu’augmenter… »

Entre les problèmes d’approvisionnement et la hausse des prix du carburant, tous les métiers de l’artisanat sont touchés. C’est le cas de Jérôme, chauffagiste, installé près d’Aix-en-Provence. « Comme on transporte beaucoup de poids, les camions consomment 12 à 13 litres aux 100 kilomètres, explique-t-il. Quand on fait le plein, cela représente entre 150 et 200 euros. Il faut payer les salariés, les camions et les assurances. »

Les clients seront-ils les victimes ?

Le sous-entendu est qu’il ne s’en sort plus ; il pourrait même être contraint d’augmenter les factures des clients de « 5 à 10 % ». Patrice Féro, charpentier-couvreur, corrobore cette vision : « Certains fournisseurs ont déjà envoyé des mails pour dire : “On va augmenter nos prix.” (…) On va se le prendre de plein fouet. Tout ce qui est bois, zinc, plomb ou tuiles, que ce soit pour moi ou pour un maçon, ne fait qu’augmenter… »

« 4 artisans par semaine en cessation de paiement »

C’est une catastrophe pour l’artisanat. « Quatre artisans par semaine sont en cessation de paiement. Certains arrêtent leur activité, passent directement en liquidation parce qu’ils n’en peuvent plus. D’autres essaient de se redresser, mais cela va peut-être prendre du temps. Nous sommes très inquiets. Si nous disparaissons, tous ces services de proximité vont s’éteindre », déplore Patricia Blanchet, présidente de la Capeb des Bouches-du-Rhône.

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