Quatre mineurs, âgés de 12 à 16 ans, et un homme de 44 ans ont été interpellés après la mort par balle lundi d'un jeune de 13 ans dans une épicerie de Villefranche-sur-Saône (Rhône), a indiqué mardi le parquet.
Trois des adolescents ont été relâchés après avoir été entendus. Le dernier est toujours en garde à vue, comme le gérant de l'épicerie interpellé pour détention d'arme, par ailleurs membre de l'environnement familial de l'un des jeunes, a précisé dans un communiqué la procureure Laetitia Francart.
Lundi en début d'après-midi, un adolescent de 13 ans, inconnu de la justice, a été retrouvé blessé par balle à la tête dans une épicerie d'un centre commercial de Belleroche, un quartier populaire situé dans le sud-ouest de Villefranche-sur-Saône. Les secours ne sont pas parvenus à le réanimer.
Le parquet avait d'abord annoncé l'interpellation de deux mineurs de 12 et 15 ans. Deux autres jeunes de 15 et 16 ans, eux aussi présents sur les lieux au moment des faits, ont également été arrêtés, a-t-il précisé mardi.
Aucune arme n'avait été trouvée sur place.
Mardi, "l'arme n'a toujours pas été retrouvée", a précisé Mme Francart, qui a ouvert une enquête pour assassinat, confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Lyon.
Elle a annoncé se dessaisir au profit du parquet de Lyon "en raison de la nature criminelle des faits reprochés".
Les circonstances des faits "restent à déterminer" et "il ne peut être communiqué à ce stade sur les versions des personnes mises en causes", a tenu à souligner la magistrate.
Pour Hamed Salem, un ami du père de la victime contacté par l'AFP, il s'agit d'un accident. L'adolescent tué et les deux mineurs arrêtés en premier sur les lieux lundi étaient de "très bons amis", rappelle-t-il.
"Ce ne sont pas des délinquants", a-t-il insisté. Et "on ne comprend pas comment une arme a pu se retrouver entre leurs mains."
Entouré de HLM et de pavillons d'habitation, ce centre commercial est aujourd'hui quasi désert.
De nombreuses enseignes ont fermé à cause d'un chantier de renouvellement urbain du quartier qui doit durer plusieurs années. Mais quelques cafés généralement fréquentés par une dizaine de jeunes, des retraités et d'autres riverains, susbsitent encore, raconte M. Salem.
Thomas Ravier, maire divers droite de Villefrance-sur-Saône (plus de 70.000 habitants), a déploré dans l'après-midi sur Facebook un "drame absolu", une "horreur totale qui nous plonge dans le chargrin et le choc".
AFP / Lyon (AFP) / © 2026 AFP