L'Iran a annoncé dans la nuit sa réouverture, tandis que Donald Trump a déclaré qu'il aiderait « à désengorger le trafic dans le détroit d'Ormuz ». Pour l'heure, seuls des navires ayant obtenu l'accord de Téhéran ont pu emprunter ce corridor. Mais qu'en est-il exactement ?
« Un passage sécurisé (…) possible en coordination avec les forces armées iraniennes »
Les États-Unis ont fait de la réouverture du détroit d'Ormuz une priorité absolue — une nécessité, tant la fermeture mettait en péril l'approvisionnement pétrolier mondial. « Pendant une période de deux semaines, un passage sécurisé du détroit d'Ormuz sera possible en coordination avec les forces armées iraniennes et compte tenu des limitations techniques », a annoncé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Reconstruire l'Iran avec l'argent récolté
Ce qui n'a pas été déclaré publiquement, ce sont les conditions suivantes : l'Iran imposerait des péages obligatoires s'élevant à 2 millions de dollars par navire, et partagerait ces revenus avec Oman, situé de l'autre côté du passage. Téhéran utiliserait cet argent pour financer la reconstruction du pays.
« D'après les spécialistes, le prix serait de 2 millions de dollars par pétrolier, soit 1 dollar par baril transporté, ce qui représente plusieurs milliards de dollars par an pour ces deux pays », précise Éric Revel, journaliste et éditorialiste au micro de Sud Radio.
🇮🇷Cessez-le-feu en Iran
— Sud Radio (@SudRadio) April 8, 2026
🗣️@ericrevel1 : "Avant la guerre, le détroit d'Ormuz était gratuit. Désormais, les compagnies pétrolières devront payer un péage pour le franchir ! C'est une victoire à la Pyrrhus pour Trump !" #GrandMatin
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Une réouverture qui a un goût de défaite
La réouverture n'est donc pas véritablement effective : 600 navires restent bloqués, malgré les 80 bateaux dont le passage a été autorisé par l'Iran. Alors, peut-on réellement parler de victoire ? Rien n'est moins sûr.
Les navires qui circulaient librement avant la guerre sont donc désormais soumis au contrôle iranien et devront s'acquitter de 2 millions de dollars de frais de passage. Le cessez-le-feu a un prix.