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Chaleur et canicule en France : déjà 7 morts et des conseils à renouveler

Par Elliott Léonard

Depuis ce week-end, la France fait face à un épisode de surchauffe précoce avec des températures records qui vont encore grimper. Et malgré les différentes recommandations liées à la pratique du sport et aux baignades, déjà 7 personnes ont perdu la vie. Mais comment limiter les risques ?

Depuis l'arrivée annoncée fin de semaine passée de cette vague de chaleur intense qui vire à la canicule dans certains départements, 7 personnes sont décédées ce week-end. Et ce malgré, les mises en garde liées à la pratique du sport intense sous des températures « incandescentes » et le risques de noyades en tous genres (baïnes, fleuves, zones fluviales,...).

Dimanche à Paris, un coureur de 53 ans a perdu la vie alors qu’il participait à une épreuve d’endurance nommée la Pyrénéenne dans le 20e arrondissement. Une femme de 28 ans est également décédée lors d’un Hyrox des suites d’une hyperthermie due à l’effort dans le Rhône. Cinq personnes se sont, elles, noyées. Lundi, un jeune de 17 ans s’est noyé à Noisiel, dans l’est de Paris, et un adolescent de 20 ans avait subi le même sort samedi. Dans l’océan, trois baigneurs ont également perdu la vie, notamment à cause des baïnes.

« Si on voit qu’il fait 35°C, il ne faut pas faire une course »

Pour éviter que cela ne se reproduise et tenter de faire passer le message, Julieta Quesada, médecin urgentiste à Menton, décrit la réaction du corps lors d’un effort sous forte chaleur : « On transpire beaucoup plus, donc on se déshydrate beaucoup plus. Notre corps va avoir de plus en plus de mal à se thermoréguler et on va d’abord partir en coup de chaleur. » Les conséquences ne sont pas forcément graves, mais elle explique : « On peut partir en hyperthermie maligne : c’est quand le corps n’arrive plus du tout à réguler sa température, même en transpirant. »

Voici ce qui est arrivé à la femme décédée lors de l’Hyrox ce week-end. Alors, quelles solutions ? « Il faut bien s’hydrater et puis se protéger du soleil du mieux qu’on peut. Mais surtout, si on voit qu’il fait 35 degrés dehors, il ne faut pas faire une course », déclare Julieta Quesada.

« Ça peut désamorcer la pompe cardiaque »

La prévention vaut également pour les noyades. Axel Lamotte, porte-parole de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs, explique comment éviter le drame, surtout pour les enfants : « Quand on se baigne avec ses enfants, on est toujours dans l’eau avec eux. On ne les surveille pas du bord », explique-t-il avant de préciser que « si on est adulte, on nage par deux et on nage le long du rivage, là où on a pied ».

Pourquoi par deux ? « S’il y en a un qui a un malaise, l’autre peut l’aider à sortir de l’eau. » Le dernier conseil de ce maître-nageur : il faut éviter « de se précipiter dans l’eau froide quand on est resté longtemps au soleil. Ça oblige le corps à récupérer la température à la périphérie. Donc ça peut désamorcer la pompe cardiaque ».

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