Maxime Guény : "Les parcs d'attractions ont une stratégie de resortisation"

Chroniqueur de C8, le journaliste Maxime Guény lance "Parcs & Loisirs Magazine". Il était l'invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 17 juin 2022 dans "Le 10h - midi".

Maxime Guény
Maxime Guény, invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Comme le raconte Maxime Guény, la France a énormément de parcs d'attractions. Et ces derniers innovent, afin de toujours satisfaire leur public.

 

Maxime Guény : "Les parcs d’attractions ont la capacité à créer des univers immersifs"

"J’ai lancé "Parcs & Loisirs Magazine" seul, comme un passionné. On sort d’une période Covid. Les gens ressortent, et les parcs ne se sont jamais aussi bien portés. Ces parcs continuent leurs investissements. Parce qu’aujourd’hui, pour faire venir les gens, il faut avoir soif de nouveauté. Et dans l’univers des parcs, ça bouge. Le parc Astérix va faire sa plus grosse montagne russe l’année prochaine. Et il y a plein de petits parcs en France qui existent et qui ont le mérite d’exister. À côté d’Avignon, il y a le parc Spirou. Ils ont toujours cette capacité à créer des univers immersifs, pour que l’expérience client soit au firmament de la satisfaction. Selon une étude Qualimetrie, 75% des Français ont l’intention de visiter un parc. Aujourd’hui, il y a une attente pour se divertir en famille ou entre amis", a raconté Maxime Guény.

 


"Dans ce magazine, on fait aussi des enquêtes. On a, par exemple, sorti un article sur ce que les manèges provoquent dans notre corps. Cela provoque une réaction chimique. Et une fois que vous avez franchi l’étape de la peur, votre confiance en vous, votre égo augmente. C’est l’envie de partager des moments en commun avec des amis.

Disneyland Paris, c’est 375 millions de visiteurs depuis sa création en 1992, ça reste la première destination touristique européenne, c’est le premier parc hôtelier eu Europe. Les parcs Disney adaptent leurs attractions en fonction de la culture du pays. Le Puy du Fou est une vitrine de l’excellence à la française. Non seulement ça s’exporte avec le Puy du Fou Espagne, mais aujourd’hui, on fait aussi appel à des ingénieurs du Puy du Fou pour créer des spectacles sur mesure à l’étranger. Je crois qu’il y a un truc qui se prépare en Chine", a fait savoir Maxime Guény.

"Il y a plein de petits parcs locaux plus accessibles financièrement"

Les parcs d’attractions sont des loisirs chers finalement, qui ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Les parcs ne risquent-ils pas de voir leur attractivité s’essouffler en cette période de forte inflation ? "Il faut compter entre 40 et 70 euros la place, c’est vrai que c’est un investissement. On y va de plus en plus en séjour, il y a une stratégie de 'resortisation'. Les parcs à thème ont développé toute une offre d’hébergements, qui permet de pousser l’expérience. Le Futuroscope vient d’ouvrir Cosmos, un hôtel entièrement thématisé, comme si vous étiez dans une navette spatiale.

Après, il y a plein de petits parcs locaux plus accessibles. Il y a le parc Babyland, près de Paris, avec une place à 20 euros, la même chose pour la Mer de Sable, même chose pour Walibi Rhône-Alpes… On peut trouver des bons plans. Il faut le faire en amont, sur Internet et y aller à des périodes un peu stratégiques.

 


Aujourd’hui, il y a des offres qui s’ajoutent pour que l’expérience soit un tout petit peu plus réussie. Que ce soit au parc Astérix ou au parc Disneyland, on peut payer pour ne pas attendre sur les attractions. À Diseneyland, on paie 140 euros en plus du prix du billet, et on a accès à une sorte de fast pass payant. Et il trouve preneur car les gens veulent l’expérience la plus jolie qui soit", a fait savoir Maxime Guény.

"Le parc Astérix a longtemps eu un delphinarium, mais celui-ci a été retiré"

Comment se portent les parcs animaliers à l’heure où les gens sont préoccupés par le bien-être animal ? "Aujourd’hui, les parcs animaliers font partie du secteur des loisirs. On a un super article sur le Zoo de la Palmyre, près de Royan, qui est l’un des parcs privés les plus visités de France. En plus de sa renommée internationale, il a aujourd’hui une mission écologique et citoyenne. L’idée, c’est de protéger les animaux qui sont en voie d’extinction. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience collective pour le bien-être animal. Le parc Astérix, par exemple, a longtemps eu un delphinarium, mais celui-ci a été retiré pour mettre un show aquatique avec des plongeurs", a raconté Maxime Guény.

 


Et à quoi servent les parades et les spectacles ? "Quand un visiteur fait entre un et deux spectacles, cela permet de désenclaver le flux de visiteurs dans les attractions."


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